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L'administration Plante veut revitaliser les berges de l’est du centre-ville de Montréal

Mettre en place une plage dans le quartier du Centre-Sud est « possible », a indiqué lundi la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Son administration vient de lancer une série de consultations dans le but de revitaliser l'est du centre-ville et les berges du fleuve Saint-Laurent.

Un texte de Romain Schué

Lancé lundi, le nouveau Programme particulier d’urbanisme (PPU) a pour objectif de revoir l’aménagement urbain de l’est du centre-ville, dans un secteur délimité par les rues Sherbrooke au nord, Saint-Hubert à l'ouest, Fullum à l'est, et les berges du Saint-Laurent au sud.

« Ce quartier a un grand, grand potentiel de développement », a souligné Valérie Plante, qui fut conseillère municipale de ce quartier entre 2013 et 2017, avant son accession à la mairie.

Avec le déménagement de la brasserie Molson vers Longueuil et le redéveloppement du nouveau site de Radio-Canada, l’administration veut « s’assurer de mettre en valeur les berges juste à côté ».

« On va se mettre à jaser avec eux [Molson et Radio-Canada] pour voir à quoi peut ressembler le partage des berges », a précisé Valérie Plante, avant d'évoquer le succès du site éphémère du Village du Pied-du-Courant, ouvert sous le pont Jacques-Cartier chaque été. Celui-ci permet aux résidents de se rapprocher du fleuve, a-t-elle expliqué.

D’ici quelques années, les résidents du Centre-Sud pourraient-ils avoir une plage publique dans leur quartier, voire mettre les pieds dans l’eau? « Pourquoi pas, ça pourrait être une très bonne idée », a lancé Valérie Plante, en marge du lancement du PPU.

La mairesse s’est par ailleurs montrée « ouverte » à déplacer son projet de bain portuaire dans le Centre-Sud, alors que celui-ci est actuellement prévu au pied de la Tour de l’horloge.

Cette idée, promise par Projet Montréal l'automne dernier lors de la campagne électorale, a pour le moment été reportée, le temps de finaliser une étude de faisabilité. La métropole devra ensuite obtenir l’autorisation du gouvernement fédéral, puisqu'Ottawa est responsable du Vieux-Port.

« Tout est possible », a clamé Valérie Plante, tout en soulignant qu’« il faut jaser avec le fédéral de toute manière », car des rails séparent le fleuve de la rue Notre-Dame.

Cette éventualité, en tout cas, reçoit l'appui de la Corporation de développement communautaire (CDC) Centre-Sud. Déplorant déjà le peu « d'accessibilité visuelle au fleuve », le directeur de l'organisme, François Bergeron, juge même cette idée « très, très intéressante ».

« À part quelques exceptions, il n’y a pas beaucoup de points d’accessibilité à l’eau sur l’île de Montréal, a-t-il souligné. Pour une ville qui est une île, il faut changer de mentalité. Il ne faut plus se retourner vers l’intérieur de l’île, mais vers l’extérieur. Accéder au fleuve, ce serait une plus-value pour le quartier, au niveau de la qualité de vie. »

Cette réflexion globale sur l'avenir de l’est du centre-ville devrait durer environ deux ans. Différents organismes seront interrogés et un comité composé d’acteurs du quartier sera mis sur pied. L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sera mandaté afin de prendre le pouls de la population, a fait savoir l’administration.

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