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L’administration Trump ajoute un obstacle au financement public des cliniques d'avortement

Le département américain de la Santé et des Services sociaux a déposé vendredi une proposition afin de ne plus accorder de subventions aux centres de santé qui ne sépareront pas physiquement leurs activités de planification familiale et d'avortement.

L’administration Trump considère que l'interruption volontaire de grossesse ne fait pas partie de la planification des naissances.

Les cliniques qui offrent des services d’avortement ou qui en font la promotion ne seront donc plus admissibles au financement fédéral.

Cette décision touche plusieurs centaines de centres d’avortement aux États-Unis, dont le principal réseau de planification familiale au pays, Planned Parenthood, qui pourrait ainsi perdre des millions de dollars en subventions.

La nouvelle règle obligerait les cliniques recevant des fonds fédéraux à pratiquer tout avortement dans une installation distincte.

Divers groupes militants anti-avortement ont salué cette décision.

« Nous remercions le président Trump d'agir pour sortir les contribuables de l’entreprise de l'avortement », a dit la présidente de l'organisation anti-avortement Susan B. Anthony List, Marjorie Dannenfelser.

« Cet argent sera redirigé à des centres de soins de santé familiale complets qui ne procèdent pas à l’avortement et comprennent que l’avortement ne fait pas partie des soins de santé », a réagi la présidente du groupe anti-avortement March for Life, Jeanne F. Mancini.

De son côté, Planned Parenthood, qui bénéficie de subventions de 50 à 60 millions de dollars par année, a vivement dénoncé la décision de l’administration Trump.

Ces centres y décèlent une autre attaque des républicains contre le droit à l’avortement, un sujet fort controversé et largement débattu aux États-Unis.

Plusieurs experts en planification familiale estiment que ces nouvelles règles pourraient priver les Américaines d’accès aux services dont elles ont besoin pour prévenir les grossesses non désirées.

Ils rappellent que le programme de fonds fédéraux actuel permet aux cliniques d’obtenir des services de base, dont le dépistage du cancer, la contraception et des tests de dépistage de maladies transmises sexuellement.

Des élus démocrates ont aussi fait part de leur mécontentement.

« Il s'agit d'une tentative non voilée pour fermer Planned Parenthood, c'est honteux », a déclaré la sénatrice de Californie Dianne Feinstein.

Selon le Washington Post, Planned Parenthood est l’organisation qui reçoit présentement la plus importante part des subventions fédérales.

L'organisme possède environ 600 centres de santé dans tout le pays, et offre principalement ses services à des femmes aux revenus modestes.

Le changement n'est pas immédiat et doit encore franchir plusieurs étapes réglementaires, dans les prochains mois, avant d'entrer en vigueur.

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