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L'ajournement des travaux de l'Assemblée législative sème l'émoi à Fredericton

L'opposition s'est insurgée contre la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick d'ajourner les travaux de l'Assemblée législative jusqu'au 29 mars.

Les partis d'opposition accusent le gouvernement de bafouer la démocratie en mettant fin aux travaux de manière prématurée, une dizaine de jours après le dépôt du budget. La chambre ne siégeait que depuis deux semaines cet hiver.

Les libéraux ont annoncé jeudi leur intention de marquer une pause dans les travaux parlementaires, tout en laissant les comités parlementaires poursuivre leurs activités.

Les progressistes-conservateurs ont été particulièrement virulents dans leur approche, selon les dires des libéraux. En chambre, ils ont fait preuve d'une indiscipline marquée pour ralentir le déroulement du vote visant à ajourner les travaux de l'assemblée. D'ailleurs, le ministre de l'Énergie et des Mines, Donald Arseneault, a déclaré sur Twitter qu'il n'avait jamais vu un « manque de respect » de la sorte à l'endroit du président de l'Assemblée législative.

« On a moins de périodes de questions et ça c'est une chose très importante dans notre système d'avoir la chance de poser des questions au gouvernement pour être certain de ce qu'il fait et pour [assurer une imputabilité] », affirme le député progressiste-conservateur Glen Savoie.

Sa collègue Dorothy Shephard a été d'une charge encore plus virulente sur Twitter en qualifiant le gouvernement provincial de « dictature ».

Les libéraux rétorquent que l'opposition aura tout le temps voulu pour questionner le gouvernement au retour des activités.

« Ils vont avoir amplement le temps en chambre de nouveau à la fin mars, début avril. Il va y avoir amplement de temps, il va peut-être y avoir deux ou trois mois quand l'Assemblée législative va être ouverte. C'est amplement de temps à poser des questions sur nos programmes, sur n'importe quoi qu'il arrive au Nouveau-Brunswick et ça nous fera plaisir de répondre aux questions », a déclaré le leader parlementaire du gouvernement, Hédard Albert.

D'après le reportage de Michel Corriveau

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