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L'ancienne présidente du Parti progressiste-conservateur albertain se lance au centre

Katherine O'Neill est la dernière ancienne dirigeante du Parti progressiste-conservateur albertain à rejoindre le centre. Elle devient la directrice d'Alberta Together, un ambitieux comité d'action politique qui entend préparer une victoire centriste aux prochaines élections provinciales de 2019.

Un texte de Laurent Pirot

Ce groupe, tout juste créé avec l’appui de l’ancien ministre conservateur et maire d’Edmonton Stephen Mandel, l’a recrutée deux mois à peine après son départ de la présidence du parti conservateur désormais dirigé par Jason Kenney.

« Je suis en désaccord avec la direction [prise par le Parti progressiste-conservateur], je pense que la plupart des Albertains sont au centre », explique la politicienne.

Elle a décidé de ne pas prendre part au vote des militants de droite sur l’union du Wildrose et du Parti progressiste-conservateur et d’adhérer plutôt au petit Parti albertain qu’elle voit comme le mieux placé pour porter les espoirs centristes.

Avec Alberta Together, elle veut contribuer à renforcer le centre en faisant de la recherche, en commandant des sondages et en recrutant de nouvelles figures qui ne sont pas encore engagées en politique.

Budget important

Katherine O’Neill affirme pouvoir réunir 500 000 $ de dons avant septembre.

Alberta Together organise une rencontre le 24 juin à Red Deer pour déterminer la meilleure façon de renforcer le centre.

« On penche probablement plus vers le Parti albertain », estime-t-elle, mais « il y a beaucoup de travail à faire ».

Renforcer le Parti albertain

Le Parti albertain ne compte qu’un élu à l’Assemblée et il est surtout actif dans les grandes villes, même si des efforts sont en cours pour créer des associations locales dans les circonscriptions qui n’en ont pas encore.

« La trajectoire du Parti albertain est vraiment ascendante et il y a un mouvement incroyable qui se construit en sa faveur », veut croire le chef Greg Clark.

Le Parti est complètement favorable à accueillir des membres venus d’autres mouvements politiques.

Un mouvement qui ratisse large

Des libéraux sont aussi à intéressés à collaborer avec d'autres centristes, même si le Parti libéral a élu un chef opposé à toute union du centre.

D’anciens cadres du Parti progressiste-conservateur sont également très impliqués, surtout depuis que l’union avec le Wildrose se concrétise.

L’ancien ministre Stephen Mandel a donné l’impulsion à une première rencontre en avril. L’ancien ministre Stephen Khan, un temps candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur contre Jason Kenney, est lui aussi très actif.

On compte même des personnalités venues de plus loin à droite, comme l’ancien député du Wildrose Blake Pedersen, aujourd’hui membre du Parti progressiste-conservateur, et qui sera à la rencontre de Red Deer.

L’union de la droite « laisse le centre vide. Il y a une opportunité là », estime celui qui se décrit comme conservateur et progressiste.

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