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L'avenir de l'école francophone au N.-B.: les chefs de parti se prononcent

À l'aube des élections de l'automne, Radio-Canada a rencontré les chefs des cinq principaux partis politiques provinciaux au Nouveau-Brunswick et leur a posé une série de questions - les mêmes pour tous - sur cinq grands enjeux. Aujourd'hui : les écoles francophones.

Nous leur avons posé la question suivante : quels sont les plus grands défis des écoles francophones en ce moment? Voici leur réponse.

« Nous sommes le gouvernement qui a le plus investi en éducation », clame Brian Gallant

Brian Gallant, premier ministre et chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, a défendu son bilan en guise de réponse.

« Nous avons réalisé qu’il y avait des aspects injustes selon des études, pour les écoles francophones », affirme le premier ministre.

Il juge que son gouvernement a investi « plus que jamais » en éducation. Ces sommes seraient les plus élevées de toute l’histoire du Nouveau-Brunswick, avance-t-il.

Brian Gallant affirme aussi être à l’écoute des travailleurs dans le milieu pour déterminer où doit être investi l’argent.

Il faut laisser une marge de manoeuvre aux écoles, affirme Blaine Higgs

« Elles ont compris comment ça marche », lance Blaine Higgs, chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, à propos des écoles francophones du Nouveau-Brunswick.

Il juge que les écoles sont assez proactives et se lancent dans plusieurs initiatives. Il souhaite que le gouvernement leur laisse davantage de marge de manoeuvre dans leur gestion.

Les écoles francophones pourraient même en apprendre aux écoles anglophones en matière de méthodes d'enseignement, juge-t-il. « Il y a des leçons à apprendre ici. »

Consulter les enseignants, prône David Coon

Pour David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, il est important d’être en contact avec les acteurs sur le terrain pour bien saisir les enjeux liés à l’éducation.

Il ne s’est toutefois pas avancé davantage sur la question, expliquant que ses connaissances sur cet enjeu sont limitées.

Il faut agir en amont, estime Kris Austin

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, s'inquiète du fait que de nombreux enfants arrivent à l'école francophone sans maîtriser le français.

Il cite en exemple une enseignante qui rapportait que neuf enfants sur dix ne parlaient pas ou très peu le français dans son école en première année.

Il souhaite que davantage d’efforts soient faits pour promouvoir la culture francophone au Nouveau-Brunswick.

Des écoles pour aider la langue, estime Jennifer Mckenzie

« Il y a beaucoup de défis en ce qui concerne les droits linguistiques et pour continuer de parler en français dans les maisons », lance d’emblée Jennifer Mckenzie, chef du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick.

Elle affirme que les écoles peuvent venir en aide aux communautés francophones.

Toutefois, elle souligne que le fait pour les jeunes Néo-Brunswickois de maîtriser aussi l’anglais est un atout.

« C’est important d’être exposé aux deux langues et de savoir parler les deux langues surtout lorsqu’on est jeune », affirme-t-elle.

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