Il y a des gens qu'il est plus difficile de voir partir que d'autres. C'est le cas de la députée de Gouin, Françoise David, qui s'est démarquée depuis son élection en 2012 à l'Assemblée nationale.

Une analyse de Martine Biron

Elle était extrêmement respectée par l’ensemble des parlementaires à Québec, qui ont apprécié son style posé, son intelligence, ses convictions et son éternelle bonne humeur. Elle a donné tout son cœur au service de la justice sociale.

Mais, maintenant que la cofondatrice de Québec solidaire tire sa révérence, qu’adviendra-t-il de ce petit parti politique?

Ce qui était magique avec Françoise David, c’était son ton, un ton doux qui inspire le respect. Et c’est avec ce ton que cette redoutable militante a réussi à faire entendre le message de ce parti de gauche.

Son insistance et sa détermination définissent bien sa personnalité. Ainsi, sa décision de quitter la vie politique ne s’est pas prise sur un coup de tête. Elle ne part certainement pas en laissant son parti en plan.

Des discussions ont eu lieu en coulisses avec l’un des principaux acteurs du conflit étudiant de 2012. Gabriel Nadeau-Dubois, très actif dans le projet « Faut qu’on se parle », a rempli des salles un peu partout dans la province au cours des derniers mois pour sonder les attentes politiques des Québécois.

Son intérêt pour la politique est un secret de Polichinelle. M. Nadeau-Dubois doit faire part de ses intentions à la fin du mois de janvier et publier un livre à la mi-février. Après, il sera libéré de ses engagements.

Pourrait-il être candidat dans la circonscription de Gouin, que laisse vacante Mme David? Cette idée pourrait séduire les solidaires. Gabriel Nadeau-Dubois serait une denrée rare pour ce petit parti. Il est jeune, il peut rassembler les jeunes et il n’a jamais trahi ses convictions.

Convergence

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a déclaré que le départ de Mme David pourrait favoriser la convergence des forces souverainistes. Il est vrai que la chaîne de discussion avec les Organisations unies pour l’indépendance, les OUI Québec, s’est rouverte, mais il y a toujours loin de la coupe aux lèvres.

Françoise David n’était pas particulièrement favorable à la convergence. Elle a toujours répété que celle-ci ne se ferait pas au détriment du programme de Québec solidaire.

Les péquistes ne devraient peut-être pas vendre la peau de l’ours trop vite, surtout que Mme David a dit clairement que, même à la retraite, elle n’avait pas l’intention de se taire.

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