Retour

L'échéancier référendaire divise Jean-François Lisée et Martine Ouellet

Deux des cinq candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau, Jean François Lisée et Martine Ouellet, ont croisé le fer dans le cadre d'un débat organisé à Longueuil. Si les deux candidats partagent sensiblement les mêmes opinions sur les sujets sociaux, il en va autrement de la question de la souveraineté, puis précisément sur la tenue d'un éventuel référendum.

D'entrée de jeu, les députés péquistes se sont présentés comme les « candidats de la clarté » et ont spécifié qu'ils partageaient le même point de vue en matière d'éducation, de santé et d'environnement. Ils ont également expliqué que bien qu'ils n'étaient pas d'accord sur le moment idéal pour tenir un référendum, ils avaient l'avantage d'avoir une position claire sur la question, contrairement aux autres aspirants chefs.

Pour Martine Ouellet, il ne fait aucun doute que pour construire le Québec de demain, il faut miser sur un projet qui « rassemble », soit l'indépendance de la province. Ce projet, dit-elle, doit se concrétiser sans plus tarder.

« Maxime Duchesne, un citoyen, a fait les finances publiques d'un Québec indépendant et l'a dit : économiquement parlant, le Québec est mieux positionné aujourd'hui qu'en 80, 95, pour réaliser l'indépendance. Ce n'est pas rien », a-t-elle soutenu.

La députée de Vachon a réitéré sa position sur la nécessité de tenir le référendum dans un premier mandat, en avançant que 41 % des Québécois se disaient pour le projet de souveraineté.

Une affirmation rapidement remise en question par Jean-François Lisée. « [Martine Ouellet] dit que 41 % des gens sont pour la souveraineté. J'aimerais ça que ça soit vrai. Mais ça, c'est une fois qu'on a réparti les indécis [...] Ces derniers ne sont pas mobilisables. »

Le député de Rosemont s'oppose à ce que le PQ tienne un référendum dans un premier mandat, en rappelant que les troupes souverainistes sont actuellement dispersées. Bon nombre de Québécois nationalistes avaient déjà déserté le parti avant même la cuisante défaite de l'élection de 2014, croit-il.

Pour Jean-François Lisée, le parti doit apprendre de ses erreurs. « Tous ceux qui ne sont pas venus ici aujourd'hui, c'est à eux qu'il faut parler. Eux, ils ne comprennent même pas qu'on soit en train de parler de la possibilité de le faire [un référendum]. Ils ne comprennent même pas ça. Ils ne sont pas là du tout. Moi, je dis que ça va nous prendre six ans pour les ramener. »

Malgré tout, le ton est resté cordial durant la rencontre. M. Lisée a même poussé quelques blagues, mentionnant au passage que le débat ne constituait pas un « face-à-face, mais bien un côte-à-côte », pour souligner la collaboration déjà existante entre sa collègue et lui.

Notre dossier

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine