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L’économie albertaine s’approche du rétablissement complet

La hausse du prix du pétrole et une croissance plus forte que prévu ont aidé le gouvernement albertain à réduire son déficit et sa dette en 2017-2018. L'économie a ainsi récupéré les deux tiers des pertes subies à cause de la récession économique.

Un texte de Tiphanie Roquette

La force de la reprise économique a même surpris le gouvernement albertain. Alors que celui-ci avait prévu une hausse du produit intérieur brut de 2,6 %, l’année fiscale 2017 s’est conclue sur une croissance de 4,9 %, établissant la province une nouvelle fois comme le moteur de l’économie canadienne.

Ce progrès montre que les décisions que nous avons prises étaient les bonnes, s’est félicité le ministre des Finances Joe Ceci.

L'intégralité des emplois perdus pendant la récession a été retrouvée avec un gain de 90 000 postes à plein temps en 2017-2018. Une hausse de la population active et de la migration gardent cependant le taux de chômage à un niveau élevé.

Le pétrole à la rescousse de l’économie albertaine

Parmi les bonnes nouvelles, l’Alberta affiche un déficit en baisse de 2,5 milliards de dollars par rapport aux prévisions dans le budget déposé en mars 2017. Il s’est établi à 8 milliards de dollars à la fin de l'année fiscale.

Sans surprise, la province a bénéficié d’un prix du pétrole WTI (West Texas Intermediate) en nette hausse par rapport à l’année précédente. En dessous de la barre des 50 $ en 2016-2017, le WTI a atteint une moyenne de 53,69 $ en 2017-2018.

Les revenus des ressources non renouvelables ont ainsi grimpé de 1,2 milliard de dollars par rapport aux estimations de mars 2017. En plus de redevances du pétrole brut en hausse, la province a bénéficié d’une augmentation des ventes de droits d’exploitation des terres de la Couronne.

Les revenus des impôts sur le revenu des résidents et des entreprises sont toutefois en baisse par rapport aux prévisions, indiquant un délai entre la reprise économique et son effet sur les ménages et le monde des affaires.

Des dépenses toujours en hausse

Le gouvernement a cependant continué la hausse de ses dépenses. Plus de 55 milliards de dollars ont été dépensés en 2017-2018, 2,2 milliards de dollars de plus que l’année précédente.

Des inscriptions plus importantes que prévu dans les écoles de la province ont fait croître les budgets des ministères de l’Éducation et de l’Éducation supérieure. Le ministère de la Santé a cependant réussi à diminuer ses dépenses par rapport aux prévisions à cause de délais dans la mise en place de programmes de soins de santé.

Grâce à cette baisse du déficit, la dette à la fin de mars 2018 est moins élevée que prévu. Même si elle se situe encore à 43,4 milliards de dollars, la province se targue d’avoir le ratio dette-PIB le plus bas au Canada.

Le retour à l’équilibre est toujours anticipé pour 2023-2024.

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