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L’Équipe Coderre attaque Projet Montréal sur ses engagements budgétaires

L'équipe Denis Coderre est « en panique », a clamé vendredi l'aspirante mairesse Valérie Plante, qui a été durement attaquée à propos des projections budgétaires de son parti.

C’est sans leur chef Denis Coderre que les élus sortants Anie Samson et Harout Chitilian, qui aspirent à leur réélection, se sont adressés aux médias pour dénoncer le coût des promesses de Projet Montréal.

« Une campagne électorale, ce n’est pas Noël », a clamé Anie Samson, estimant que le parti de Valérie Plante doit « arrêter de promettre n’importe quoi », et rappelant aux citoyens qu’il « ne faut pas se faire séduire par plein de choses ».

L’Équipe Denis Coderre dit avoir calculé le coût de cinq engagements de Projet Montréal, et en conclut qu’ils coûteraient plus de 800 millions de dollars, sans même considérer les coûts de réalisation de la ligne de métro rose, proposée par le parti d’opposition.

« On veut qu’ils expliquent comment ils vont payer leurs 474 promesses électorales », a lancé Mme Samson. Elle n'a pas hésité à brandir le spectre des réductions dans les services aux citoyens et des augmentations de taxes.

À ses côtés, Harout Chitilian, conseiller de ville sortant dans Ahuntsic-Cartierville et aspirant maire de cet arrondissement, a estimé que les promesses de Projet Montréal en matière d’embauche au sein de la Ville feraient inévitablement monter le compte de taxes des citoyens d’au moins 3 %.

Vantant la gestion de son équipe, M. Chitilian a estimé que les réalisations de l’équipe sortante ont été faites « en respectant le cadre financier, en n’augmentant pas les taxes au-dessus de l’inflation ».

« C’est ça, une gestion responsable. Notre cadre financier, c’est le budget. C’est un budget qui est déjà prêt, qui est équilibré, qui va respecter la capacité de payer de l’ensemble des Montréalais. Ce ne sont pas des promesses farfelues pour avoir l’attention », a-t-il dit.

À la défense de ses projets

De passage dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Valérie Plante a défendu le réalisme de son programme électoral. « Nos engagements pour la Ville de Montréal sont de 55 millions de dollars sur un budget de 5,2 milliards de dollars. Ça équivaut à 0,2 % », a-t-elle martelé.

Sur Facebook, le maire du Plateau–Mont-Royal, Luc Ferrandez, a pris part à la discussion du jour en y allant de sa propre analyse. « Pour arriver au chiffre faramineux de 800 millions par an […], les faiseurs de mauvais sang ont appuyé leurs calculs sur les hypothèses suivantes », écrit-il, comme celle selon laquelle « les investissements prévus n'entraînent aucun revenu (ni en tarification ni en taxes) », ou encore le fait que « les investissements de [Projet Montréal] s’ajoutent aux investissements actuels de l'administration en place! » « Ben non chose, ajoute-t-il, on ne gardera pas tous vos projets en plus de faire les nôtres. »

Proche d’un bilan de campagne

À 48 heures du scrutin, Valérie Plante a multiplié les apparitions vendredi afin de « motiver les troupes » et en insistant sur l’importance de « faire sortir le vote ».

« [Je suis] extrêmement fière de la course qu’on a menée. On a vu à quel point on a réussi à s’imposer dans cette course, même à prendre les devants alors qu’on était loin derrière en début de campagne », a-t-elle dit au moment de saluer des électeurs.

Selon des sondages présentés au fil de la campagne, Valérie Plante a graduellement monté dans les intentions de vote jusqu’à se trouver à égalité avec le maire sortant Denis Coderre. La grande inconnue reste le taux de participation, qui pourrait nuire à la candidate s’il est plutôt faible, notamment chez les jeunes, plus enclins à s’intéresser à son programme et à sa personnalité.

« C’est assez clair que les Montréalais disent que c’est beau la transition, maintenant on veut une vision, et ça, c’est Projet Montréal », a clamé Valérie Plante.

Coderre reçoit des appuis

Sur Twitter, le maire Denis Coderre a dévoilé tout au long de la journée de nouveaux appuis à sa candidature, notamment celle de l’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, du skieur acrobatique Alexandre Bilodeau, du professeur de HEC Montréal Jacques Nantel, du PDG de Tourisme Montréal Yves Lalumière et du philanthrope Michel de la Chenelière.

Les électeurs sont appelés à faire leur choix ce dimanche après une campagne qui aura duré 43 jours.

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