Retour

L'ex-chef de cabinet de Daoust donne sa version des faits sur la vente de Rona

EN DIRECT - L'ex-chef de cabinet du ministre Jacques Daoust Pierre Ouellet témoigne à la commission parlementaire de l'économie et du travail dans le cadre de ses travaux visant à faire la lumière sur le processus qui a entouré la décision d'Investissement Québec de vendre les actions de Rona qu'il détenait.

Les travaux se sont mis en branle à 9 h 30 et se poursuivront jusqu'à 17 h.

Les libéraux, majoritaires au sein de la commission parlementaire, ont cependant refusé d'entendre l'ex-ministre Daoust et l'ex-président et chef de la direction de Rona, Robert Dutton, au grand dam des partis d'opposition, qui souhaitaient les convoquer.

Dans une réunion tenue en début de journée, avant le début des travaux, les membres de la commission ont cependant accepté d'acquiescer à la demande de M. Ouellet, qui avait demandé d'être entendu.

Pierre Ouellet est sur la sellette depuis que des médias ont publié un échange de courriels qu'il a eu le 26 novembre 2014 avec Jean-Jacques Carrier, vice-président principal d'Investissement Québec.

M. Carrier lui demandait de confirmer que M. Daoust, alors ministre de l'Économie, était d'accord avec la vente des actions de Rona par Investissement Québec. Deux heures plus tard, M. Ouellet lui a simplement répondu « O.K. ».

Le lendemain, Jacques Daoust a annoncé qu'il démissionnait à titre de député de Verdun et de ministre des Transports - poste qu'il occupait depuis janvier dernier - tout en continuant de nier qu'il avait été informé de la vente des actions de Rona.

Dans une lettre envoyée ces derniers jours au président de la commission parlementaire, le député péquiste Claude Cousineau, M. Ouellet indiquait qu'il voulait « rectifier les faits » dans cette affaire, en soulignant les « hypothèses véhiculées dernièrement dans les médias ».

L'opposition entend revenir à la charge

Le député péquiste Alain Therrien, membre de la commission, soutient que les libéraux de la commission ont cherché à protéger M. Daoust « C'est clair qu'ils ont une commande politique parce que, à l'unisson, les sept présents se sont manifestés de la même façon », a commenté le député péquiste Alain Therrien. 

Du côté de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel se dit « extrêmement déçu » que le gouvernement n'ait pas accepté d'entendre MM. Daoust et Dutton, tel qu'il l'avait demandé en début de semaine.

« Je pense qu'on n'ira pas au bout de cette histoire », a-t-il laissé tomber,  en accusant lui aussi les libéraux de s'être opposé en bloc à la comparution des deux hommes. « Le parti libéral, M. Poëti en tête, nous a dit que tout avait été dit. »

Il a convenu que le témoignage de M. Ouellet pouvait être considéré comme un premier pas pour faire la lumière dans ce dossier, mais que cela était insuffisant. « On va essayer de comprendre si c'est lui qui a pris sur ses épaules la vente de ses actions », a commenté le député de Granby.

MM. Therrien et Bonnardel préviennent qu'ils reviendront à la charge pour demander la comparution de MM. Daoust et Dutton. Le PQ souhaite également convoquer le chef de cabinet du premier ministre Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne.

Robert Poëti, vice-président de la commission de l'économie et du travail, a plaidé qu'il était « inexact » de dire que les libéraux membres de la commission s'étaient opposés à la convocation de M. Daoust. « Ce matin, c'était une séance de travail, et on a accepté ce qui était à l'ordre du jour », a-t-il avancé.

« Il est en fait possible que les députés, suite à ce qu'ils entendront aujourd'hui, puissent prendre d'autres décisions », a-t-il ajouté, avant d'assurer à la presse parlementaire que ses collègues et lui veulent aller au fond des choses. « Aujourd'hui ce qu'on veut, c'est la vérité », a fait valoir l'ex-ministre des Transports.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine