L'ancienne présidente de la Coalition avenir Québec (CAQ), Dominique Anglade, sera candidate sous la bannière du Parti libéral du Québec dans la circonscription Saint-Henri-Sainte-Anne en prévision de l'élection partielle rendue nécessaire par la démission de l'ancienne ministre Marguerite Blais.

Mme Anglade avait quitté la CAQ en septembre 2013 pour devenir PDG de Montréal International, un organisme voué à la promotion de la Ville de Montréal auprès des investisseurs étrangers. Elle n'avait toutefois pas exclu un éventuel retour en politique.

Dominique Anglade a été présidente de la CAQ de janvier 2012 à septembre 2013. Elle a défendu les couleurs du parti lors des élections de 2012 dans la circonscription lavalloise de Fabre, mais elle a été battue par le libéral Gilles Ouimet.

Promesse de ministère?

Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a affirmé que la CAQ ne se laisserait pas abattre. « Pour moi, la loyauté et les convictions c'est important, maintenant Mme Anglade a décidé d'aller avec le Parti libéral, c'est son propre choix, a-t-il dit. Mais dites-vous bien une chose, on va se retrousser les manches et on va travailler fort pour aller chercher les meilleurs candidats à la prochaine élection. »

De son côté, le chef de la CAQ, François Legault, soutient que Mme Anglade a reçu des assurances sur son accession au Conseil des ministres. « Ce que je comprends, c'est que Dominique a accepté un poste de ministre, a-t-il dit. On voit que M. Couillard, à certains députés, n'offre pas de poste de ministre et ils quittent. Mais là, dans le cas de Dominique, ce que je comprends c'est qu'on lui a offert un poste de ministre. Elle a souhaité devenir ministre, c'est une bonne candidate, je ne peux pas nier ses compétences. »

Refusant de confirmer la candidature de Mme Anglade, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le PLQ ne donne aucune assurance d'une place au conseil des ministres à ceux qui défendent ses couleurs.

Il n'a cependant pas hésité à railler François Legault, s'interrogeant sur la capacité à « exercer le ralliement de sa formation politique ».

Pour le chef péquiste Pierre Karl Péladeau, l'arrivée de Mme Anglade dans les rangs libéraux prouve la parenté avec la CAQ.

Ingénieure de formation, elle a travaillé pour de grandes firmes comme Nortel Networks, Procter & Gamble, et McKinsey & Company.

Elle a déjà milité pour le Parti libéral du Canada pour lequel elle a coprésidé la Conférence Canada 150, en 2010. La même année, elle a créé la fondation KANPE, qui vise à combattre la pauvreté en Haïti.

L'ancienne députée libérale et ancienne ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, avait fait le saut en politique en 2007. Elle avait été nommée ministre responsable des Aînés au sein du gouvernement de Jean Charest, jusqu'à sa défaite en 2012.

Elle n'a toutefois pas été nommée au sein du Cabinet du premier ministre Philippe Couillard, élu en 2014. Elle a annoncé sa démission en août dernier.

Outre Mme Blais, trois autres députés du gouvernement ont démissionné de leurs fonctions depuis leur élection, il y a près de 18 mois. L'ancien ministre de la Santé et de l'Éducation, Yves Bolduc, l'ancien ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, et le député Gilles Ouimet ont tous quitté la vie politique.

Plus d'articles

Commentaires