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L’immense trou devant l’Assemblée nationale se remplit

Les députés à Québec doivent composer avec un vaste chantier à l'Assemblée nationale depuis un an et demi. Mince consolation, le futur pavillon d'accueil en construction a été récemment récompensé par un prix d'architecture et jusqu'ici, on ne signale ni retard ni dépassement de coûts.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Dernièrement, les parlementaires ont parfois eu du mal à se concentrer. Des bruits de dynamitage et de marteaux-piqueurs se sont constamment fait entendre. Heureusement, cette première étape tire à sa fin.

Il n’y a pas de retard général, mais il y a des retards dans des portions qui n’affectent pas l’échéancier global.

Matthieu Geoffrion, associé, Provencher_Roy Architectes

Le véritable défi des dernières semaines a été de créer un tunnel sous l’Assemblée nationale sans endommager le bâtiment construit au 19e siècle. « Ça, c’était assez héroïque », nous a confié l’un des concepteurs du projet, Mathieu Geoffrion, de Provencher_Roy Architectes. Le tunnel doit relier le centre d’accueil à l’avant du parlement et un espace vitré dans la cour intérieure.

Les travailleurs en sont maintenant à couler les fondations dans le trou de 8 mètres de profondeur creusé ces derniers mois.

Un pavillon bâti dans le sol

Le futur pavillon qui vise à sécuriser et à agrandir l’Assemblée nationale ne sortira jamais de terre afin de ne pas dénaturer la façade riche en histoire du bâtiment. « Le paysage qu’on a toujours connu de la colline Parlementaire ne change aucunement », nous explique Nicolas Demers-Stoddart, aussi concepteur chez Provencher_Roy.

Les installations seront littéralement enfouies dans le sol. L’entrée destinée aux 125 000 visiteurs annuels se fera dans un espace vitré sous les marches qui mènent à la porte de la tour centrale. Les visiteurs seront ensuite appelés à traverser une zone de sécurité semblable à celle d’un aéroport avant de pénétrer dans une imposante agora.

En plus du centre d’accueil, deux salles de commissions parlementaires sont en construction. Ces salles seront beaucoup plus fonctionnelles et pourraient même permettre l’étude de plus de projets de loi à la fois.

Tous ces éléments viennent désengorger le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Nicolas Demers-Stoddart, architecte, Provencher_Roy Architectes

L’architecture récompensée

Le consortium d’architectes formé de Provencher_Roy, de Montréal, et de GLCRM, de Québec, a reçu en novembre le Prix du mérite 2016 du Canadian Architect pour la conceptualisation de ce futur pavillon.

Avec ce projet de 60,5 millions de dollars, Provencher_Roy est demeuré fidèle à ses récents grands ouvrages, dont le tout récent pavillon Pierre Lassonde du Musée des beaux-arts du Québec, le pavillon Claire-et-Marc-Bourgie, du Musée des beaux-arts de Montréal, et la future gare maritime internationale de la métropole.

Ce n’est toutefois qu’au printemps 2019 que les politiciens et le public pourront découvrir l’apport du 21e siècle à l’Assemblée nationale du Québec. Le bâtiment n’avait pas subi de travaux majeurs depuis près de 100 ans. La dernière fois remonte à la construction du restaurant Le Parlementaire en 1917.

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