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L’Institut nordique du Québec prend forme sans le fédéral

Le gouvernement Couillard va de l'avant avec le financement de l'Institut nordique du Québec, et ce, même si la participation d'Ottawa se fait toujours attendre.

La construction du complexe scientifique, qui sera situé sur le campus de l'Université Laval, est évaluée à 90 millions de dollars. L'Université et Québec ont chacun promis d’investir un montant de 30 millions de dollars. La même somme est attendue de la part d’Ottawa.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Pierre Arcand, a annoncé mardi que 10,8 des 30 millions de dollars alloués par son gouvernement seront consacrés à l'exécution des plans et des devis du futur pavillon, une étape nécessaire à la recherche de fonds des partenaires privés et publics.

Un tournant

« C’est difficile de dire : “ On va faire une campagne de 30 millions de dollars avec un projet qui n’existe pas. ” Là, le projet existe », s’est réjoui le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, pour qui l’annonce représente un tournant dans le projet.

L’établissement prévoit faire appel aux fondations et aux entreprises pour amasser les fonds nécessaires. « Il y a plusieurs entreprises qui sont intéressées par le Nord, par le Plan Nord », fait valoir Denis Brière.

Nous, on est là en soutien au Plan Nord. [Notre objectif], c'est l’avancement des connaissances, tout ce qui est l’avancement du savoir [et] une bonne connaissance du territoire va faire en sorte qu’on va mieux le développer.

Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Le fédéral se fait attendre

Si plusieurs entreprises se sont engagées à contribuer au financement de l’institut, l’apport du gouvernement fédéral, lui, se fait toujours attendre. Le maire de Québec, Régis Labeaume, a d’ailleurs profité de l’annonce du ministre Arcand pour rappeler à Ottawa que le projet figure sur la liste des priorités de la Ville.

Je tiens pour acquis que le fédéral [va finir par] suivre. On l’a fait dans le dossier du Super Peps : on a annoncé 1 million pour l’exécution des plans et devis et à un moment donné, ç’a débloqué.

Régis Labeaume, maire de Québec

Regrouper les matières grises

L’expérience du professeur en biologie et directeur scientifique d’ArticNet, Louis Fortier, lui a prouvé au fil des années que regrouper les chercheurs sous un même toit est essentiel au développement des connaissances.

Cela s’applique aussi pour le Nord-du-Québec et l’Arctique. L’Institut lui-même existe déjà depuis août 2014.

« Nous avons été très actifs dans le développement des axes de recherche, le réseau et les liens avec les communautés », explique M. Fortier.

Au cours de la dernière année, cinq groupes de travail ont été formés afin de développer les orientations de l’Institut. L’objectif est de faire en sorte qu’une fois le pavillon construit, d’ici possiblement six ans, les équipes de chercheurs seront prêtes à évoluer dans ce nouvel environnement.

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