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L’ombre de Phénix plane sur la Semaine nationale de la fonction publique

Les fonctionnaires fédéraux n'ont pas le coeur à la fête en ce début de Semaine nationale de la fonction publique.

L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) entend d’ailleurs profiter de l’occasion pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il règle les problèmes du système de paye Phénix.

L’IPFPC encourage donc ses membres à porter tout au long de la semaine un macaron « Arrangez Phénix ».

Par voie de communiqué, la présidente de l’IPFPC, Debi Daviau, a souligné que les problèmes du système de paye plombaient les relations entre le gouvernement et les fonctionnaires. « Il est essentiel de faire comprendre au gouvernement fédéral que ne pas payer correctement et de manière fiable le salaire qu'il doit à ses employés, ce n'est pas comme cela qu'on reconnaît leurs réalisations », a-t-elle déclaré.

Le syndicat, qui représente plus de 57 000 employés professionnels au sein de la fonction publique fédérale, demande également au gouvernement de cesser d’offrir des contrats de sous-traitance à de grandes entreprises pour la gestion des payes, alors que des fonctionnaires seraient selon lui en mesure d’effectuer ce travail.

Un appel au boycottage

L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui représente quant à elle 180 000 travailleurs, va une étape plus loin en demandant à ses membres de boycotter les activités prévues dans le cadre de la Semaine nationale de la fonction publique.

Lundi, en entrevue à l'émission Les matins d'ici, le vice-président exécutif régional pour la région de la capitale nationale a expliqué les raisons de cet appel.

« Il est ridicule pour ce gouvernement de souligner l'importance des fonctionnaires fédéraux [...] alors qu'il ne peut toujours pas les payer à temps », a déclaré Greg McGillis.

M. McGillis aimerait que le gouvernement mette davantage de moyens pour régler le dossier Phénix, notamment en augmentant le nombre d'employés chargés du traitement des demandes.

Le-vice président exécutif régional estime en effet que le nouvel investissement fédéral de 142 millions, annoncé en mai dernier, ne suffira pas pour venir à bout de tous les problèmes liés au système de paie.

Un problème « inacceptable », selon Trudeau

Dans une déclaration officielle, le premier ministre Justin Trudeau a reconnu les ratés du système Phénix.

M. Trudeau ajoute que son gouvernement travaille « sans relâche » afin que les employés lésés puissent recevoir les sommes leur étant dues.

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