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L'Ontario forme un groupe de travail sur les opioïdes

Le gouvernement ontarien refuse de déclarer un état d'urgence face à la crise des opioïdes, mais le ministre de la Santé, Eric Hoskins, a annoncé, mercredi, l'établissement d'un groupe de travail, composé de travailleurs en réduction des méfaits, d'intervenants en santé publique, de toxicomanes et de leurs proches, pour identifier des solutions.

Un texte de Philippe de Montigny

L’objectif du groupe de travail sera principalement d’éduquer les Ontariens aux dangers des opioïdes, à l'utilisation appropriée de médicaments d'ordonnance et aux moyens de sauver des vies.

Le ministre affirme avoir visité mardi soir le site d’injection supervisée temporaire au parc Moss de Toronto avec la première ministre Kathleen Wynne pour parler aux travailleurs. Ces derniers, qui œuvrent de façon bénévole, exigent un financement stable de la Ville et de la province depuis des semaines.

« Il est important que ces perspectives fassent partie de ce groupe de travail. Cette visite [mardi] m’a confirmé que ces interventions sont nécessaires et appropriées » ajoute-t-il.

La députée conservatrice Lisa MacLeod félicite le ministre de la Santé d’avoir lancé cette initiative. « On peut toujours dire qu’on aurait dû agir plus tôt mais ce n’est pas pour ça qu’on est ici aujourd'hui » a-t-elle affirmé.

Au cours des trois prochaines années, l’Ontario investira plus de 222 millions de dollars pour élargir notamment l’offre de services en réduction des méfaits.

Le gouvernement fournira à tous les bureaux de santé publique de la province du matériel éducatif à jour. Des dépliants d’information seront également remis par les pharmaciens aux patients qui viennent chercher une ordonnance d’opioïdes.

Naloxone

Allan Malek de l’Association des pharmaciens de l’Ontario affirme que ses membres ont un grand rôle à jouer dans cette crise, incluant la distribution de trousses de naloxone injectable, l’antidote du fentanyl disponible gratuitement.

Mais il demande au gouvernement de financer également de la naloxone sous forme de vaporisateur nasal, bien que celui-ci coûte beaucoup plus cher, soit 120 $ pour deux doses.

De son côté, le service des incendies de Toronto a annoncé que, dès mercredi, tous ses camions auraient des trousses de naloxone.

Le nouveau groupe de travail relèvera directement du ministère de la Santé.

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