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L'Ontario pourrait s'en prendre aux spéculateurs immobiliers

Le ministre des Finances de l'Ontario, Charles Sousa, laisse entendre que le programme gouvernemental d'abordabilité du logement s'en prendra aux spéculateurs immobiliers ou, dans ses mots, aux « scalpers de propriétés ».

L'investissement spéculatif dans le marché immobilier - l'achat d'une maison dans l'espoir de réaliser un profit plutôt que d'y vivre - est considéré comme l'une des causes de la flambée des prix sur certains marchés, dont ceux de Toronto et Vancouver.

La ministre Sousa soutient que des scalpers font l'acquisition d'une série de résidences avant leur construction pour ensuite les revendre à plusieurs reprises, et ce, avant même leur prise de possession grâce aux clauses relatives à la cession des contrats de vente.

Une tactique similaire avait été observée à Vancouver, où des agents immobiliers pouvaient faire grimper le prix d'une maison de plusieurs centaines de milliers de dollars en la revendant à multiples reprises avant la clôture de la transaction, multipliant du même coup leurs commissions.

Le gouvernement de Colombie-Britannique a dû légiférer l'an dernier pour freiner ce phénomène.

Le ministre Sousa suggère pour sa part d'instaurer une taxe pour les acheteurs étrangers, les résidences inoccupées, de même que les spéculateurs. Certaines de ces mesures devraient être comprises dans le budget provincial, dont le dépôt est prévu le 27 avril.

Charles Sousa avait demandé à son homologue fédéral de modifier l'impôt sur les gains en capital, qui permet aux scalpers d'empocher la moitié des bénéfices de revente sans payer le moindre sou en impôt.

Dans Toronto et ses environs, le prix moyen d'une maison simple se chiffrait à 1,21 million de dollars le mois dernier, une hausse de 33,4 % par rapport à l'année précédente.

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