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L'opposition ne décolère pas malgré la mise à l'écart de Sam Hamad

La décision de Sam Hamad de siéger comme simple député n'a pas suffi à calmer la colère des partis d'opposition à Québec. Péquistes, caquistes et solidaires continuent à dénoncer en choeur la réaction du gouvernement Couillard à la crise suscitée par les révélations de l'émission Enquête.

Les partis d'opposition ont bombardé de questions le gouvernement, non seulement sur le cas de Sam Hamad, mais aussi sur les pratiques de financement du PLQ.

Le premier ministre a martelé que son parti avait assaini ses pratiques de financement depuis l'ère Charest et qu'elles étaient désormais irréprochables. « La lumière, elle est faite », a déclaré Philippe Couillard. « Les faits sont connus. Les changements ont été mis en place. »

Le chef du PQ, qui reproche au premier ministre d'avoir promis que Sam Hamad répondrait « à toutes les questions des journalistes » alors qu'il n'en a pris aucune ce matin, estime désormais que c'est donc à lui de répondre pour M. Hamad.

Pierre Karl Péladeau a ainsi mis en relief le fait que M. Hamad soutient avoir avoir échoué dans sa tentative d'atteindre l'objectif de 100 000 $ de financement pour le parti en 2009, alors que, selon un reportage d'Enquête, il aurait dépassé de beaucoup cet objectif.

Le leader parlementaire adjoint de la CAQ, Éric Caire, a de son côté dénoncé l'annonce, « qui n'est pas une annonce » de M. Hamad. « Dans le fond, ce qu'il nous a annoncé aujourd'hui, c'est qu'il arrêterait de toucher un salaire qu'il ne méritait plus. »

« Il nous ridiculise publiquement et collectivement » - Amir Khadir

Lors d'une conférence de presse peu après la sortie de Sam Hamad, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a suggéré à ce dernier de démissionner non seulement de sa fonction ministérielle, mais également de son poste de député.

« D'autres avant lui ont tenté les mêmes choses que lui, de s'incruster, et ça n'a pas beaucoup réussi, a illustré M. Khadir. Je lui rappelle Tony Tomassi. On pourrait en nommer d'autres ».

« Je n'accepte aucune, mais aucune de ses justifications », a poursuivi M. Khadir. « Les évidences fournies par l'émission Enquête démontrent clairement que lui et son cabinet ont fait du trafic d'influence. Un point c'est tout. »

« La hauteur des allégations est telle que dans n'importe quelle démocratie qui se respecte, et pour n'importe quel homme ou femme politique, celui qui a un minimum de dignité et de respect pour les institutions donne sa démission pour aller se défendre », a-t-il martelé.

M. Khadir rappelle qu'il a posé des questions aux ministres du gouvernement de Jean Charest - dont Sam Hamad - sur l'existence de prête-noms bien avant la mise sur pied de la commission Charbonneau. « Aujourd'hui, il est démontré que c'étaient [les réponses des ministres] des mensonges », conclut-il.

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