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L'opposition s'insurge contre les coupes de 2,5 millions en culture

La décision de Québec d'amputer de 2,5 millions de dollars le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) soulève l'indignation des partis d'opposition.

Pour le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, ces compressions illustrent que le gouvernement de Philippe Couillard « ne croit pas à cette richesse culturelle ».

La députée de Québec solidaire Manon Massé considère pour sa part que le moment est venu pour la population québécoise de signifier au gouvernement libéral qu'il va trop loin.

Des conséquences pour les artistes

Pour le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL), ces compressions auront un impact direct sur les artistes et les créateurs.

Le porte-parole du MAL, l'écrivain Stanley Péan, réclame une rencontre avec la ministre de la Culture, Hélène David.

Selon M. Péan, cette coupe dans les crédits du CALQ « frappe dur et vise pour la première fois les programmes de base ». Les programmes de base consistent en des bourses et des subventions aux créateurs et aux organismes de production, de diffusion et de service.

Le MAL dénonce aussi le fait que le couperet tombe des mois après l'adoption du budget et l'étude des crédits en commission parlementaire. Pour Stanley Péan, il y a quelque chose de « sournois » dans cette annonce.

« Une année merveilleuse pour la culture » - La ministre David

Lors d'un impromptu de presse tenu dans le cadre des festivités de la fête nationale, la ministre Hélène David s'est défendue de sabrer le budget de la culture. La ministre affirme que le CALQ a vu son budget bonifié de 9,8 millions de dollars durant la dernière année.

Hélène David souligne également avoir accru le financement d'un certain nombre d'institutions « de façon pérenne », citant en exemple les quelques deux millions de dollars alloués aux conservatoires de musique.

Elle cite également « le plan du livre » et son budget de 12,6 millions de dollars.

Pas d'argent frais

Le budget du CALQ est passé de 95 à 106 millions de dollars à la suite du budget provincial en mars dernier.

Mais le Mouvement pour les arts et les lettres considère que le CALQ n'a guère reçu d'« argent frais » au terme de cet exercice, puisque le CALQ a hérité de la responsabilité de subventionner à raison de 8,5 millions de dollars l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM). Ces dernières années, cette responsabilité incombait à Loto-Québec et le CALQ ne servait que d'intermédiaire.

Le MAL croit en outre que Québec reprend d'une main ce qu'il avait donné de l'autre puisque les 2,5 millions retirés des programmes de base du CALQ équivalent aux sommes allouées à la stratégie culturelle numérique.

Enfin, le MAL soutient que les compressions entraînent l'abolition du programme de coproduction et des coupes dans les subventions aux compagnies artistiques de même que dans celles allouées aux organismes.

L'UNEQ est surprise

Du côté de l'Union des écrivains du Québec (UNEQ), on se dit « très étonné et désolé ». « Ce n'est pas ce qu'on avait compris, a déclaré Francis Farley-Chevrier, de l'UNEQ. On ne s'attendait pas à ce que les subventions de fonctionnement soient réduites. »

M. Farley-Chevrier estime que les services qu'offre l'UNEQ à ses membres subiront les contrecoups de cette mauvaise nouvelle budgétaire.

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