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L'Union des municipalités veut davantage de femmes en politique

Au rythme actuel, la parité homme femme sera atteinte au palier municipal... en 2045! Un délai beaucoup trop long, juge l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Pire encore, même si les femmes représentent 50,5 % de la population, elles n'occupent que 17 % des postes à la mairie.

« Il y a un coup de barre à donner », admet le président de l'UMQ et maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.

On se rend compte dans les statistiques que l'électorat ne fait pas de discrimination quant au sexe. En proportion, il y a autant de femmes qui sont élues que de femmes qui se présentent.

Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke et président de l'UMQ

Lui-même dit prêcher par l'exemple dans sa formation politique, le Renouveau sherbrookois.

« Mon caucus est composé de huit élus, quatre hommes et quatre femmes et dans les 14 candidatures que nous allons présenter au mois de novembre, il devrait y avoir sept hommes et sept femmes », assure M. Sévigny.

Des femmes plus critiquées

Il y a toujours un double standard envers les femmes en politique, estime Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay.

On doit être plus attentive de la façon dont on se comporte, dont on prend la parole, comment on s'habille, à qui on parle et les causes qu'on embrasse, parce que le jugement est beaucoup plus rapide à mon sens quand on est une femme.

Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay et présidente du Comité Femmes de l'UMQ.

Pas trop encourageant comme portrait pour recruter de futures élues, convient-elle. « Mais si on ne mène pas le combat, on ne changera jamais les choses non plus », ajoute Nathalie Simon.

On peut parler de voirie ou de travaux d'eau potable. J'ai souvent entendu dire : "Qu'est-ce que ça connaît une femme là-dedans?"

Colette Roy-Laroche, ex-mairesse de Lac-Mégantic

L'ex-mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, partage le même constat. Elle se joint à la campagne à titre de conférencière aux côtés de cinq autres ex-mairesse, dont Francine Ruest-Jutras (Drummondville) et Danielle Roy-Marinelli (Lévis). Elle souhaite lancer le message aux femmes qu'elles sont capables, même si la tâche n'est pas de tout repos.

« On n'a pas besoin d'être avocate ou ingénieure pour occuper une fonction d'élue municipale. Il y a une équipe qui est là pour nous aider », conclut-elle.

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