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L'UQO salue le projet de loi pour prévenir les violences sexuelles sur les campus

Le projet de loi pour prévenir les violences à caractère sexuel dans les collèges et les universités du Québec, présenté mercredi par la ministre de l'Enseignement supérieur et responsable de la Condition féminine, Hélène David, a reçu un accueil favorable à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

« C’est un projet de loi très prometteur qui aborde la majorité des enjeux qui sont soulevés par la recherche sur les violences sexuelles, mais qui aussi répond à plusieurs revendications des groupes de femmes », a affirmé Stéphanie Demers, professeure à la faculté des sciences de l’éducation, mais également responsable du Comité de la condition féminine du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO.

Dans la dernière année, Mme David a sillonné les campus de la province lors d’une tournée de consultation, qui s’était notamment arrêtée à Gatineau, pour connaître l'état de la situation et pour rencontrer divers intervenants avant de présenter son projet de loi.

Avant le 1er septembre 2019, chaque université, chaque Cégep et autres établissements d’enseignement supérieur devront se doter d’une politique pour lutter contre les agressions à caractère sexuel sur son campus.

Chque établissement sera responsable de sa propre politique, or elle devra suivre certaines lignes directrices. Parmi celles-ci, elle devra notamment encadrer les activités sociales comme les initiations, statuer sur les relations entre professeurs et étudiants ainsi que mettre en place un processus de plainte et d’accompagnement de potentielles victimes.

Pour Mme Demers, il s’agit là d’un pas dans la bonne direction pour les étudiants fréquentant l’UQO.

« C’est vraiment le jour et la nuit, puisqu’à l’heure actuelle quelqu’un qui veut savoir comment porter plainte est vraiment démuni. Le seul document officiel, formel, c’est le document sur le harcèlement psychologique à l’intérieur duquel se trouvent les démarches pour le harcèlement sexuel », a-t-elle expliqué.

La direction de l’UQO a déjà mis sur pied, depuis un an, un comité pour prévenir et lutter contre les violences sexuelles.

La mesure avait été prise à la suite une d’une fête organisée par l’équipe des Jeux de la communication de l’UQO, qui comprenait des défis à caractère sexuel.

Une liste promettant une récompense aux participants qui relèveraient une douzaine de défis osés avait été distribuée. « Si tu embrasses une fille 1 [point] Si tu prends une photo d’une brassière 1 [point] », pouvait-on lire sur la feuille intitulée « Les 12 travaux d’Hercule ».

L’Université prévoit poursuivre dans la même direction, tout en s’ajustant en fonction du projet de loi, a fait savoir la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche à l’UQO, Sylvie de Grosbois.

L’UQO espère maintenant recevoir une enveloppe budgétaire de la part du gouvernement provincial pour mettre en place ces mesures.

D’après le reportage de Roxane Léouzon

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