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La campagne électorale passe en deuxième vitesse

La vraie campagne électorale peut commencer. Vendredi marquait la fin de la période de mise en candidature pour l'élection du 5 novembre. Démocratie Québec a réussi à recruter 21 candidats de justesse.

Une analyse de Louise Boisvert

Il était minuit moins une pour le parti d'Anne Guérette. Il y a une semaine encore, il lui manquait huit candidats pour représenter tous les districts de la ville.

Ce n'était un secret pour personne. Le recrutement s'est avéré plus difficile que prévu, particulièrement dans les arrondissements du nord et de l'est de la ville.

La question revenait à toutes les conférences de presse depuis deux semaines. Est-ce qu'Anne Guérette allait rallier des candidats dans les 21 districts à temps pour la campagne électorale ?

Les quatre derniers ont été présentés jeudi, la veille de la fin de la période des mises en candidature.

Les nouveaux venus n'habitent pas leurs districts. Ceci n'est pas unique à Démocratie Québec. Équipe Labeaume et Québec 21 ont, dans leurs rangs, des candidats parachutés.

La chef a dû puiser dans sa garde rapprochée pour combler les districts vacants. Par exemple, Lise Santerre (Louis-XIV) qui fait partie de l'organisation du parti depuis plusieurs mois n'était pas destinée à se lancer en campagne.

« Dossier réglé », a dit Mme Guérette, fière de son accomplissement. Si elle n'avait pas atteint cet objectif, quoiqu'elle en dise, cela aurait porté un dur coup à son projet et limité son influence.

Maintenant que c'est chose faite, « on va parler d'autres choses », espère-t-elle.

Ses candidats vont commencer leur porte-à-porte avec du retard. Tout reste à faire pour le parti.

Loin des controverses

Le maire sortant, Régis Labeaume, poursuit sur sa lancée. Il présente des projets qui s'inscrivent dans son thème de campagne, la qualité de vie.

Après les parcs et le verdissement, il annonce l'aménagement de terrains de basketball pour les jeunes, d'exerciseurs pour les personnes âgées et des piscines chauffées pour tous.

Régis Labeaume s'en tient à son plan. Il évite de s'en prendre directement à ses adversaires.

À ceux qui lui reprochent de ne pas être suffisamment à l'écoute, il joue la carte de la consultation publique.

Après le transport collectif, il veut entendre les citoyens sur la sécurité dans les quartiers résidentiels. Il ne veut pas imposer de limites de vitesse comme le propose Démocratie Québec à 30 km à l'heure dans les quartiers résidentiels.

Il veut une prise de conscience collective.

« Débat de politiciens »

De son côté, Québec 21 a proposé plusieurs mesures pour améliorer la fluidité sur les routes.

Par exemple, le chef Jean-François Gosselin promet moins d'interdiction aux virages à droite sur feu rouge, des feux clignotants la nuit sur les grandes artères, du covoiturage sur les voies réservées et la limite de vitesse à 70 km à l'heure sur Robert-Bourassa, au nord du boulevard Lebourgneuf.

Des solutions qui auront finalement forcé le maire sortant à prendre position. Régis Labeaume affirme que les problèmes soulevés par Québec 21 ne peuvent pas être réglés à la pièce. « On ne peut pas faire du cherry picking. On doit le faire au complet », croit le maire sortant qui renvoie le débat en consultation publique.

Il a surtout dit qu'il ne voulait pas faire du transport un « débat de politiciens ».

En campagne électorale, les électeurs sont en droit d'entendre les candidats débattre des enjeux.

Régis Labeaume peut difficilement repousser les questions épineuses sous prétexte qu'elles seront débattues plus tard en consultation publique.

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