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La CAQ veut alléger le fardeau fiscal des Québécois

« Il faut donner de l'oxygène aux contribuables québécois », a répété le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d'économie, François Bonnardel, en présentant les attentes budgétaires de sa formation politique en prévision du dépôt du prochain budget provincial le 17 mars prochain.

Le député caquiste convient que l'effort budgétaire était nécessaire pour calmer les inquiétudes des agences de notations. Il précise que ces agences s'inquiétaient de la croissance plus rapide des dépenses de la province que celle des revenus.

« Les Québécois ont fait les frais du retour à l'équilibre budgétaire dans les dernières années, [ils] ont vu leur fardeau fiscal en moyenne augmenter de 1500 $ au cours des dernières années - des augmentations de tarifs et de taxes au-dessus de l'inflation », soutient M. Bonnardel.

La CAQ avance que le gouvernement est allé chercher 16 milliards de dollars d'argent frais dans les poches des contribuables québécois depuis 2010.

« Les contribuables québécois ont fait leur juste part », conclut-il en ajoutant que le panier d'épicerie allait augmenter de plus de 300 $ au cours de la prochaine année.

« Une seule catégorie de gens a vu leur situation s'améliorer au cours des dernières années et ce sont les médecins », avance M. Bonnardel. « Il est grand temps de penser aux contribuables québécois. »

La CAQ propose de diminuer les impôts des contribuables qui gagnent moins de 150 000 $ par année de 500 $. M. Bonnardel précise qu'il ne faut pas attendre les effets de la baisse de l'abolition partielle de la taxe santé promise par le gouvernement à partir de 2017.

Une telle mesure fiscale coûterait environ un milliard de dollars au gouvernement.

Un plan de relance économique

La CAQ souhaite également que le prochain budget du ministre des Finances Carlos Leitao contienne les trois ingrédients suivants :

  • Un plan de relance économique
  • Des investissements dans les infrastructures scolaires de l'ordre de 3,5 milliards de dollars
  • Des hausses de taxes et de tarifs qui ne dépassent pas le taux d'inflation

« C'est un budget extrêmement important parce que ça doit être un budget qui va relancer l'économie et non assurer encore une fois une stagnation au Québec », a déclaré M. Bonnardel. Il souhaite que le gouvernement profite de la faiblesse du dollar canadien pour stimuler le secteur manufacturier.

François Bonnardel accuse le gouvernement de ne pas avoir de plan économique et déplore que le premier ministre juge le secteur manufacturier désuet.

Investir en éducation

La CAQ reproche également au gouvernement de considérer l'éducation comme une « colonne de dépenses » plutôt que comme un investissement. Le porte-parole de la deuxième opposition en matière d'éducation, le député Jean-François Roberge, estime que le gouvernement doit investir 3,5 milliards de dollars pour assurer la pérennité de son parc d'écoles.

M. Roberge avance que 478 écoles sont en mauvais état dans la province et que 55 sont dans un si piteux état qu'il serait plus économique de les raser et de les reconstruire que de les rénover.

La CAQ déplore également que le gouvernement effectue des compressions budgétaires dans la persévérance scolaire au moment où un élève québécois sur quatre (25 %) n'a pas décroché de diplôme d'études secondaire sept ans après le début de son parcours scolaire au secondaire.

En ce qui concerne les taxes et les tarifs, la CAQ revient sur l'importance d'alléger le fardeau fiscal des Québécois. Limiter la hausse des taxes et tarifs au niveau de l'inflation constitue une mesure acceptable pour la CAQ.

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