Une version préliminaire de la charte des villes a finalement été signée jeudi entre la province et ses deux principales aires urbaines : Edmonton et Calgary.

Un texte de Camille Martel

Les deux villes - qui compte la moitié de la population albertaine - demandaient depuis plusieurs années plus de libertés dans le domaine des lois qui encadrent leurs municipalités.

Une quarantaine de changements à la Loi sur les municipalités ont été proposés et seront disponibles pour évaluation par le public pendant les 60 prochains jours.

Il n'y aura pas de changements majeurs dans la vie des gens à court terme. La charte permettra aux maires d'Edmonton et de Calgary d'avoir plus de flexibilité dans la façon dont ils gouvernent. Toutefois, Don Iveson et Naheed Nenshi s'entendent pour dire que l'impact sera énorme pour le futur.

« Ce nouvel outil facilitera la mise en place de nouveaux éléments au niveau du transport, des routes, des habitations et des infrastructures », a indiqué le maire de Calgary Naheed Nenshi.

Les villes veulent notamment améliorer leur efficacité du point de vue administratif, avoir plus de pouvoir en lien avec la disponibilité des logements abordables et remédier elles-mêmes à certaines problématiques posées par les changements climatiques dans leurs villes respectives.

Les modifications proposées à la Loi sur les municipalités pourraient donner le droit aux villes d'instaurer une cour municipale pour les délits moins graves, ce qui aiderait notamment à désengorger la cour provinciale. 

Dans les dernières années, plusieurs citoyens étaient inquiets de la signature de cette charte, craignant qu'elle ne donne plus de pouvoirs de taxation aux villes, ce qu'a démenti le ministre des Finances Joe Ceci lors de la signature de celle-ci.

Après la période d'évaluation, les villes auront le choix d'adopter ou non les changements proposés à la Loi sur les municipalités, puis la version finale de la charte sera adoptée plus tard cet automne.

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