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La coalition « Oui à la représentation proportionnelle » lance sa campagne

Le comité favorable à la réforme des élections en Colombie-Britannique lance officiellement sa campagne affirmant que la démocratie est en mauvais état dans la province et que les électeurs souhaitent un changement.

Le groupe « Oui à la représentation proportionnelle », qui rassemble notamment des universitaires, des militants, des personnes d’affaires et des politiciens progressistes, espère prendre en charge le rôle principal dans la campagne pour changer le mode de scrutin.

« On observe de plus en plus que les électeurs sont insatisfaits, qu’il y a un bas taux de participation électorale », dit Jean Crowder, ancienne députée fédérale du NPD et porte-parole de la campagne « Oui ».

Selon elle, le système uninominal majoritaire présentement en place à travers le Canada donne l’impression aux électeurs que leur vote a été gaspillé si leur candidat ou leur parti n’est pas élu.

Mme Crowder dit que la représentation proportionnelle, où les candidats sont élus selon la proportion de votes qu’ils reçoivent, est une meilleure représentation de la volonté populaire.

Lors du lancement de la campagne « Oui » jeudi, le comité n’a pas proposé un nouveau système en particulier, mais a plutôt mis de l’avant trois options parmi lesquelles les électeurs de la province pourraient choisir.

Ces idées proviennent de pays qui ont des valeurs semblables ou une culture démocratique inspirante, dit Mme Crowder.

À deux reprises, en 2005 et 2009, les Britanno-colombiens ont rejeté le scrutin à vote unique transférable.

La campagne « non » rassemble des partisans

Il y a deux semaines, d'anciens politiciens à travers le spectre politique se sont réunis pour s’opposer à la réforme électorale.

La campagne « non » comprend notamment l’ancien stratégiste du NPD Bill Tieleman, l’ancien membre de cabinet libéral Suzanne Anton et l’ancien fonctionnaire Bob Plecas. Ils craignent que la représentation proportionnelle donne trop de pouvoir aux chefs de parti et permette aux partis extrémistes de se faire élire.

Le gouvernement provincial a annoncé l’année dernière que les électeurs feront leur choix par scrutin postal avant la fin du mois de novembre 2018. La date de distribution des bulletins de vote n’a pas encore été précisée.

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