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La communauté de Battleford se dit très déçue de l'ACF

La communauté francophone de Battleford, en Saskatchewan, refuse toujours la destitution de leur députée Christine Freethy et remet en cause la nécessité de travailler avec l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).

Un texte de Lise Ouangari

Les responsables du Centre francophone des Battleford attendent toujours des explications de la part de l’ACF concernant la destitution de Mme Freethy en février dernier.

Claude Desnoyers, qui siège au conseil d’administration (CA), rapporte que le centre ne veut pas d'élection partielle à Battleford, car il refuse la destitution de leur députée.

« Le CA du Centre a passé une résolution lors de sa réunion mensuelle, en mars, où les membres ont exprimé unanimement leur appui à notre députée élue et vraiment, la déception est grande dans la communauté envers l'ACF et les actions du président et du conseil exécutif. », a-t-il rapporté.

Communication rompue

Depuis la destitution de la députée, ni l’ACF ni le Centre francophone des Battleford ne sont entrés en contact au sujet du poste de député vacant.

« Nous attendions que l'ACF communique avec nous parce que c'est eux qui ont pris la décision, c'est pourquoi on n'a pas réagi parce que je crois que beaucoup des membres du CA étaient déçus, et n'étaient pas intéressés à interagir avec l'ACF », a-t-il expliqué.

« À présent, les membres du CA ne comprennent pas ou ne voient pas la nécessité de faire partie de l'ACF », a expliqué M. Desnoyers. « On va continuer comme centre francophone à fonctionner, à tenir nos activités, et poursuivre notre planification et notre programmation pour l'année, sans nécessairement avoir recours à l'ACF », a-t-il ajouté.

La directrice du Centre francophone des Battleford, Jenny Kellgren, craint que personne ne manifeste un intérêt pour pourvoir le poste de député vacant.

« C'est un peu difficile dans notre communauté de trouver des gens pour devenir membre de nos comités. On avait une bonne députée, Chritine Freethy était merveilleuse pour nous. Elle était vraiment bonne puis c'était un atout dans notre communauté, c'est un manque. C'est vraiment triste qu'elle soit partie comme ça ».

De son côté, l'ACF n'a pas souhaité commenter en indiquant qu'elle engagera le dialogue directement avec les responsables du Centre francophone des Battleford dans les prochaines semaines.

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