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La Communauté des Africains francophones tient une assemblée sous forte tension

La tension était palpable lors de l'assemblée générale annuelle de la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS) qui a reconduit Jean Népo Murwanashyaka à son poste de président par intérim pendant un an.

La police a même dû intervenir samedi pour calmer les esprits dans la salle du pavillon Gustave-Dubois de l'École canadienne-française de Saskatoon où se tenait la réunion.

Deux camps s'affrontaient : ceux qui soutenaient le président sortant Jean Népo Murwanashyaka et ceux qui soutenaient celui qui se présentait aussi comme président par intérim de la CAFS, Mamadou Bah.

Avec la reconduction de Jean Népo Murwanashyaka, la CAFS souhaite assurer une transition entre l'ancien et le nouveau conseil d'administration et l'arrivée de la nouvelle présidente élue, Céline Moukoumi.

Les membres présents à l'AGA ont aussi adopté une motion pour exiger des excuses de la part des membres dissidents du conseil d'administration (CA) de l'organisme. Si elles ne sont pas présentées d'ici la fin septembre, ces membres ne pourront plus exercer aucune fonction au sein de la CAFS, mais ils pourront continuer à être membres.

Une AGA, deux ordres du jour

Des tensions se sont manifestées dès le début de la rencontre puisque les membres présents ne s'entendaient pas sur la personne qui devait présider la séance ni sur l'ordre du jour à adopter.

Les membres de l’AGA ont finalement voté à majorité pour adopter l’ordre du jour envoyé le 31 mai, par Jean Népo Murwanashyaka, où il n’est pas question de réformes de l’organisme. Un point a été ajouté à l’ordre du jour pour que le conflit entre les membres du CA soit expliqué à tous.

Une motion a aussi été adoptée afin que les trois derniers états financiers de la CAFS fassent l'objet d'un audit externe et qu'en cas d'irrégularités, les responsables de ces irrégularités soient traduits devant les tribunaux.

Environ une soixantaine de membres ont assisté à l'AGA.

Après l'intervention des forces de l'ordre, les opposants au président sortant, dont Mamadou Bah, ont quitté la salle et refusé de répondre aux demandes d'entrevues de Radio-Canada.

Avec les informations de Yessica Chavez

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