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La Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne se termine sur une note optimiste 

La Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne s'est conclue jeudi matin à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, sur une note optimiste quant à l'avenir de la francophonie.

La rencontre aura surtout permis aux représentants provinciaux de partager des idées sur des dossiers communs.

Aucune mesure concrète ni engagement n'ont été pris au sujet des services gouvernementaux qui seront offerts aux communautés francophones, mais les participants ont pu échanger leurs idées. 

« On a eu l'occasion de présenter notre vision, mais également nos différentes avancées quant à l'appui aux communautés linguistiques francophones, et aussi de parler de la question de la dualité linguistique », explique la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

La ministre Joly se dit très optimiste quant à l'avenir.

« De toutes les provinces et territoires, on voit maintenant qu'il y a un appui quant à l'approche en matière de langues officielles, en particulier de la francophonie canadienne. »

Augmenter l'immigration francophone

Les ministres provinciaux et territoriaux responsables de la francophonie souhaitent également augmenter l'immigration francophone au pays.

Immigration Canada s'est donné comme cible d'attirer 4,4 % d'immigrants francophones. En ce moment, le taux est de 2 %.

Le Nouveau-Brunswick est beaucoup plus ambitieux. Selon le plan d'action de la province pour favoriser l'immigration francophone, l'objectif est d'attirer au Nouveau-Brunswick 33 % de nouveaux arrivants francophones ou francophiles d'ici la fin de 2020.

Selon le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada (CIC), de 2001 à 2010, environ 14 % des nouveaux arrivants au Nouveau-Brunswick ont indiqué que la langue officielle de leur choix était le français.

Cela ne représente pas l'équilibre linguistique actuel dans la province.

La ministre responsable de la francophonie au Nouveau-Brunswick, Francine Landry, voit déjà du progrès dans le dossier. « Je pense qu'on peut travailler ensemble pour que l'un et l'autre atteignent les cibles en immigration et en population francophone, non seulement au Nouveau-Brunswick, mais également au Canada et partout dans les autres provinces », explique Mme Landry.

Un premier forum sur l'immigration francophone aura d'ailleurs lieu à l'automne.

D'après les informations de Stéfan Thériault

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