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La crise qui secoue les conservateurs force les deux autres partis à revoir leur stratégie électorale

Le départ précipité du chef progressiste-conservateur Patrick Brown ne remet pas seulement en question la préparation de la campagne électorale conservatrice. Les libéraux et le NPD doivent aussi revoir leurs stratégies électorales à une centaine de jours du déclenchement de la campagne.

Un texte de Claudine Brulé

Le stratège libéral David Herle confirme que son parti comptait s’en prendre à la crédibilité de Patrick Brown dans la prochaine campagne. Sur les ondes de l’émission The House à la radio de CBC, il a dit qu’il avait même hâte d’affronter l’ancien chef conservateur lors de la campagne du printemps.

Maintenant, David Herle souligne qu’il y a de l’incertitude quant à l’identité du chef conservateur qui fera la lutte aux libéraux. On ne sait pas non plus si le nouveau chef changera le programme électoral mis de l’avant ou s’il respectera les engagements qui avaient été pris par Patrick Brown.

Les libéraux se sont préparés à faire campagne contre ces idées.

Le NPD ontarien se trouve dans la même situation. Les néo-démocrates peuvent toutefois se positionner différemment pour la campagne.

Si les Ontariens veulent se débarrasser des libéraux, « mon parti doit se présenter comme le parti du changement », dit la stratège néo-démocrate Kathleen Monk.

Des campagnes publicitaires à revoir

Ce ne sont pas uniquement les partis politiques qui doivent revoir leurs stratégies électorales : les groupes de pression aussi.

Avant les fêtes, le groupe Working Families, qui regroupe entre autres des syndicats ontariens, avait lancé une campagne qui ciblait directement l’ancien chef conservateur Patrick Brown.

Les annonces publicitaires soulignaient les positions prises par M. Brown alors qu’il était député conservateur au fédéral, au sein du gouvernement de Stephen Harper.

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