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La culture de marijuana sur les terres agricoles doit être encadrée, selon des politiciens

Le gouvernement de la Colombie-Britannique et les municipalités se préparent à la légalisation du cannabis récréatif, le 17 octobre prochain. Certaines municipalités souhaitent que la production de marijuana sur les terres agricoles de la province soit réglementée, voire interdite.

Des politiciens craignent que des sols où poussent des végétaux fassent place à de la marijuana.

« Les terres agricoles sont attaquées par le réchauffement climatique, affirme la conseillère municipale de Richmond, Carol Day. Nous devons les conserver pour produire de la nourriture. C’est la seule façon d’agir de manière responsable. »

Selon elle, la culture de la marijuana devrait être permise uniquement dans des serres installées dans des secteurs industriels.

Le conseiller municipal de Vancouver Kerry Lang croit que certains types de sols pourraient servir à la production de marijuana.

« Nous voulons que nos terres agricoles soient utilisées intelligemment, dit-il. Gardons les meilleurs sols pour cultiver les aliments que nous mangeons chaque jour. La marijuana peut pousser sur des sols moins fertiles. »

Le conseiller vancouvérois affirme que l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique collabore avec le gouvernement provincial pour déterminer de quelle façon la culture de la marijuana sera réglementée.

La vente de marijuana récréative

En ce qui concerne la vente de cannabis récréatif, Kerry Jang croit que la Colombie-Britannique est prête pour la légalisation, le 17 octobre prochain. « Le travail du gouvernement provincial permettra aux villes de faire la transition vers le cannabis légal très facilement », affirme le conseiller municipal de Vancouver Kerry Jang.

Il soutient que Victoria a considéré l’ensemble des recommandations faites par l’Union des municipalités de la Colombie-Britannique à ce sujet.

La province sera responsable d’accorder les permis aux commerçants de marijuana et de faire appliquer les règles établies.

« Les villes n’auront qu’à déterminer, avec leur règlement de zonage, les secteurs où pourront s’établir des magasins de marijuana », explique Kerry Jang.

Il ajoute qu’une grande partie des coûts liés à la légalisation du cannabis récréatif sera assumée par le gouvernement de la Colombie-Britannique, ce qui est rassurant pour les municipalités qui craignaient de subir l’impact financier de cette mesure.

Le conseiller municipal espère tout de même que les taxes sur la marijuana permettront de couvrir les montants déboursés par les villes.

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