Retour

La démission de Jean-Pierre Blackburn a l’effet d’une bombe à Saguenay

Les réactions sont nombreuses après la démission de Jean-Pierre Blackburn comme chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS).

Un texte de Meghann Dionne avec les informations de Priscilla Plamondon-Lalancette

Ce dernier a annoncé lundi matin qu’il se présentait désormais comme candidat indépendant à la mairie de Saguenay.

Le maire de Saguenay et chef par intérim du Parti des citoyens, Jean Tremblay, se doutait de quelque chose. Le maire de Saguenay a affirmé que tout au plus deux candidats appuyaient M. Blackburn.

« Si tu n’es pas capable de rallier les gens autour de toi, et il y a une belle équipe, tu ne seras pas capable d’être maire », a indiqué Jean Tremblay en entrevue à l’émission de radio du retour de Radio-Canada.

Ce dernier a indiqué que celui qui a pourtant été élu par acclamation par les membres du PCS était critiqué de part et d’autre.

La chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, a quant à elle indiqué que des rumeurs laissaient croire qu’il y avait des conflits au sein du parti.

Selon ce qu’a appris Radio-Canada, certains candidats étaient même prêts à démissionner.

D'après le conseiller municipal Luc Boivin, un membre du PCS dont le nom a été suggéré pour devenir le nouveau chef du parti, Jean-Pierre Blackburn a une méconnaissance du monde municipal.

« Il avait du mal à composer avec des gens qui avaient de l’expérience et qui avaient des positions différentes des siennes », a-t-il fait valoir en entrevue à l'émission de radio du retour de Radio-Canada.

Luc Boivin, prochain chef?

Le nom de Luc Boivin résonne en coulisses. Plusieurs le voient comme le prochain chef du PCS, même si ce dernier est loin d’avoir accepté.

« Ce serait mon homme c'est certain. S'il faut s'asseoir ensemble pour voir comment on peut redistribuer les tâches, je serai avec lui c'est certain », a partagé la conseillère et membre du PCS, Martine Gauthier.

L’homme d’affaires Éric Larouche est lui aussi pressenti comme prochain chef. Celui-ci est toujours en réflexion à savoir s’il se présentera ou non comme candidat à la mairie de Saguenay.

Un maire indépendant

Les deux autres candidats indépendants à la mairie de Saguenay, Jacques Fortin et Arthur Gobeil, se sont servi de ce changement de cap pour illustrer l'inefficacité des partis en politique municipale.

« Ça confirme ce que je pensais des partis politiques. C'est de la dissension et de la chicane. Ce sont différentes orientations qui ne peuvent pas faire l'unanimité », a souligné Jacques Fortin.

« Lorsqu’on adhère un parti, on accepte les aspects positifs et négatifs qui en découlent », a renchéri Arthur Gobeil.

Les deux candidats estiment que le prochain maire élu doit être indépendant pour faire un travail neutre et équitable pour chacun des arrondissements.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Légalisation du cannabis: 6 choses essentielles à savoir