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La députée Marie Montpetit minimise la portée de propos jugés sexistes de Guy Ouellette

La députée libérale de Crémazie, Marie Montpetit, s'est portée à la défense de son collègue Guy Ouellette, accusé d'avoir tenu des propos sexistes à son endroit.

Jeudi après-midi, Mme Montpetit était appelée à intervenir lors de l'étude des crédits du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre, au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

Au moment de lui donner la parole, M. Ouellette, député libéral de Chomedey et président de la Commission des institutions, a employé la formule suivante : « Monsieur le premier ministre, on avait besoin d'une touche féminine pour la première partie des crédits. Madame la députée de Crémazie, à vous la parole. »

La députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a estimé qu'il s'agissait d'un discours de « mononcle », affirmant que ces paroles « totalement sexistes » lui rappelaient une fois où un président de commission parlementaire l'avait décrite comme une « petite madame ». La députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a renchéri en soutenant que des expressions comme « touche féminine » devraient être considérées comme des propos non parlementaires.

Marie Montpetit a toutefois une autre perception des événements, a-t-elle expliqué dans un message publié sur Facebook, vendredi. « Comme j'étais la première femme à prendre la parole lors de cette séance de la Commission des institutions, mon collègue a simplement souligné l'évidence. Certains y ont vu, à tort, des propos offensants, écrit-elle. Pour ma part, j'y ai plutôt vu une simple formule de courtoisie et je trouve que l'ampleur donnée à cette histoire qui n'en est pas une est complètement disproportionnée. »

« Celles et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du genre à me taire devant l'injustice, ajoute la députée de Crémazie. Or, dans les circonstances, alors que c'est moi que l'on dépeint en victime, je refuse de laisser mon collègue se faire prêter de fausses intentions. »

Lors du point de presse tenu en matinée, les députées Poirier et Massé, de même que la présidente de la Fédération des femmes, Mélanie Sarazin, et la directrice du Conseil d'intervention pour l'accès des femmes au travail, Nathalie Goulet, qui étaient présentes, ont demandé au député Ouellette de retirer ses propos.

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