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La FIQ favorise les solutions du Parti québécois en matière de santé

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) juge les propositions du Parti québécois en matière de santé plus intéressantes que celles de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Les solutions péquistes représentent le « gros bon sens », selon les mots de la présidente sortante de la FIQ, Régine Laurent, qui rencontrait jeudi matin les élus péquistes réunis en caucus dans un hôtel de Saint-Eustache.

Plus tôt cette semaine, elle avait rencontré les députés caquistes qui tenaient leur caucus préparatoire de la session parlementaire à Shawinigan. Mme Laurent a tranché : actuellement, le plan péquiste est meilleur.

La présidente de la FIQ a indiqué qu'elle ne voulait pas faire de comparaisons, mais que les solutions du PQ sont « plus détaillées » et peuvent donner « des bons points » pour les patients.

Mme Laurent a surtout été consultée par les députés caquistes sur sa perspective de ce qui se passe dans le réseau, sur l'impact des réformes en cours, sur les préoccupations des infirmières, et sur des dossiers régionaux.

« On ne m'a pas fait part de propositions comme telles, c'était plus une discussion avec des questions », a-t-elle précisé.

Trois milliards $ d'économie

Dans son plan dévoilé mercredi, le PQ propose notamment le gel de la rémunération des médecins, ainsi que l'élargissement de l'autonomie des professionnels de la santé, pour qu'ils puissent poser des actes réservés actuellement aux médecins.

Jeudi matin, la porte-parole du PQ en matière de santé, Diane Lamarre, a précisé que le gel de la rémunération des médecins permettrait d'économiser plus de trois milliards de dollars en trois ans, qui seraient entièrement réinvestis dans le réseau.

Mais en cas de plafonnement des enveloppes réservées aux médecins, vont-ils alors refuser de faire des chirurgies et d'autres actes médicaux une fois les sommes épuisées?

« Il y a un examen de conscience à faire dans les enveloppes des actes actuellement, revoir des choses qui sont faites historiquement », a-t-elle affirmé.

Elle a évoqué l'exemple des orthopédistes qui, lorsqu'ils font une prothèse de genou en cas d'arthrose, envoient systématiquement l'os se faire analyser par un pathologiste, alors que dans une réévaluation de 1000 cas, aucun n'avait exposé des traces de cancer.

« Tant que le bar est ouvert, tant qu'il y a de l'argent neuf, on ne remet pas en question les pratiques. [...] Or il faut revoir les pratiques, il faut se questionner. »

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