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La flotte de la STM comptera 300 autobus hybrides supplémentaires

La Société de transport de Montréal (STM) lance un appel d'offres en vue d'ajouter 300 autobus hybrides à sa flotte à compter de 2020.

Le parc de la STM passera ainsi de 1807 autobus actuellement à 2107 en 2020.

« Il est indéniable que cela aura des effets positifs sur le service, car 300 bus représentent environ 15 % du parc actuel », a indiqué Philippe Schnobb, président du conseil d'administration de la STM.

Le gouvernement du Québec financera l'essentiel du projet, par le biais de programmes d'aide gouvernementale déjà en vigueur en matière de transport en commun.

L'annonce a été faite au garage Stinson de la STM par André Fortin, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire et responsable de la région de Montréal, Valérie Plante, mairesse de Montréal, et Philippe Schnobb.

« Cet investissement fera de notre ville un leader en matière de protection de l'environnement et de développement durable », a affirmé André Fortin, qui a souligné que ce type d'autobus permet des économies de carburant de 25 à 30 % ce qui entraînera une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La mairesse Plante a indiqué qu'il était important de fidéliser les usagers en leur offrant « des services efficaces, performants et confortables ».

« Les habitudes de transport se sont transformées au cours des dernières années et vont continuer de se transformer sous l'égide des changements technologiques et démographiques, et de la nécessité de lutter contre les changements climatiques », a-t-elle fait remarquer.

Elle a tenu à souligner que le transport en commun était le mode de déplacement qu'elle privilégiait pour elle-même. Elle a indiqué que ses agents de sécurité examinaient des solutions pour lui permettre de l'utiliser davantage.

La mairesse avait promis l'ajout de ces véhicules hybrides pendant sa campagne électorale. Elle s'est d'ailleurs félicitée des « résultats concrets » obtenus par son administration, en collaboration avec le gouvernement du Québec.

Des questions sans réponse

L'opposition officielle réserve un accueil mitigé à cette annonce. Son chef, Lionel Perez, considère qu'il s'agit d'une bonne nouvelle, mais que trop de questions demeurent sans réponse.

Ainsi, on manque de détails sur le montage financier de ce projet de 300 autobus qui pourraient coûter 1 million de dollars chacun.

Il reste aussi à savoir dans quels locaux pourront être stationnés ces nouveaux véhicules pour lesquels il n'y aurait pas de place actuellement.

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