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La Fondation pour la santé le Lady Era de Port-Cartier en processus de dissolution

La Fondation pour la santé le Lady Era, à Port-Cartier, a décidé de cesser ses activités. Elle va notamment arrêter d'organiser des galas de boxes, en raison d'une collaboration difficile avec la municipalité, a expliqué son coordonnateur Alain Bourassa.

Un texte de François Robert

Alain Bourassa déplore notamment la décision de la Ville d'interdire l'accès à une partie des salles de toilettes au Complexe récréatif et culturel de Port-Cartier, lors du dernier gala de boxe.

« Il y a 250 personnes, tu les reçois, ils sont captifs une heure de temps, tu leur sers des spiritueux et tout ça, la cloche sonne, tu dis : "on prend une pause de 15 minutes", tu sors dehors et c'est le line-up, les gens vont se soulager dehors, on est en 2018 à Port-Cartier, raconte Alain Bourassa. Je ne sais pas qui a pris cette décision-là? Mais si tu veux mon avis, ce n'était pas la meilleure décision en ville. »

Le couple qui a créé le club de boxe Lady Era et sa fondation, deux organismes à but non lucratif, estime que la Ville de Port-Cartier aurait pu les appuyer davantage et exiger une reddition de compte moins lourde.

Alain Bourassa raconte avoir été déçu lorsqu’il s’est rendu compte du statut donné par la Ville à son organisme. « Les reconnaissances, c'est compliqué, se désole Alain Bourassa, la fondation c'est un organisme affilié, on a découvert par la bande c'était quoi un organisme affilié… un organisme affilié, je vais te le traduire, ça égale taxes, tu payes… »

La Ville a prêté le Complexe récréatif et culturel pour l’organisation d’un gala de boxe, mais demandait 600 $ si Alain Bourassa et son groupe voulaient en organiser un deuxième dans la même année.

Alain Bourassa trouve absurde que la municipalité ne soit pas prête à investir 600 $ pour un gala dont les retombées positives sont nombreuses pour la communauté de Port-Cartier.

Des organismes à but non lucratif de Port-Cartier comme la Maison de la famille et le Centre de la petite enfance Touchatouille obtenaient une partie des profits générés par les galas en échange d’un peu de bénévolat pour la vente de billets et lors du gala.

La disparition des galas de boxes est une perte pour toute la communauté, selon la directrice générale du Centre de la petite enfance Touchatouille, Ariane Dufour.

Au cours des dernières années, le Centre de la petite enfance (CPE) de Port-Cartier a reçu environ 18 000 $ grâce à son partenariat dans l’organisation des galas de boxe.

Selon Ariane Dufour, ce partenariat était une façon pratique de récolter du financement pour un organisme sans but lucratif comme le sien.

« C'est sûr que c'est dommage, c'est une source de financement que l'on allait chercher, qui s'organisait bien, on allait chercher des parents bénévoles, nos employés, tout le monde était habitué, ça coulait de source, ça fait que c'est sûr que c'est très dommage pour nous », souligne Ariane Dufour.

Impact sur les boxeurs

Les boxeurs du club de boxe y trouvaient aussi leur compte. Une partie des profits générés par les galas aidait à garder les frais d’inscription au club de boxe bas. Cela servait aussi à amortir les dépenses lorsque des boxeurs du club allaient participer à des galas à l’extérieur de la région.

Avec la disparition des galas de boxe, les boxeurs et leurs parents devront payer davantage pour poursuivre la pratique de ce sport.

Dons de la Fondation pour la santé le Lady Era à Port-Cartier

Les galas de boxe ont commencé avant la création de la fondation. Ils ont été mis au profit de la fondation et d’autres activités de financement ont aussi été organisées.

Plus de 30 000 $ a déjà été remis en dons dans la dernière année. Des demandes continuent à entrer et elles seront étudiées jusqu’à ce que l’ensemble de l’argent récolté soit redistribué.

« On a donné un lit orthopédique, on a donné des batteries pour l'appareil d'une personne à mobilité réduite, on a donné des appareils de traction, on a donné des chaises autobloquantes pour la résidence pour les personnes âgées ici », illustre Alain Bourassa.

Réaction de la ville

Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, a décliné nos demandes d'entrevue.

Par communiqué, la Ville de Port-Cartier fait valoir que la fermeture d’une partie des salles de toilettes visait à réduire au strict nécessaire le nombre d’heures supplémentaires de ses employés.

Le communiqué précise aussi que la Ville est ouverte à discuter « avec les personnes concernées des situations problématiques vécues ».

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