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La future présidente du PQ veut reconquérir la région de Québec

Dans deux semaines, un changement de génération se produira au Parti Québécois (PQ). À 70 ans, le président du conseil exécutif national, Raymond Archambault, cèdera sa place à Gabrielle Lemieux, une jeune mère de famille de 31 ans. Résolument tournée vers les élections de 2018, elle évoque un objectif ambitieux : reconquérir la région de la capitale nationale.

Un texte d’Alexandre Duval

Gabrielle Lemieux s'active depuis plusieurs semaines déjà. Seule candidate en lice pour diriger l’aile militante du PQ, elle sera élue sans opposition lors du congrès du parti du 8 au 10 septembre à Montréal.

« Ce que je veux, dès les lendemains du congrès, c'est qu'on soit tous unis au Parti québécois pour promouvoir notre programme le plus possible, le faire connaître sur toutes les tribunes », lance cette administratrice dans le réseau de la santé.

Les deux thèmes dont elle entend parler le plus sont l’indépendance et la social-démocratie. Elle rappelle, par exemple, que le PQ se positionne en faveur du salaire minimum à 15 $ l’heure, de la gratuité du matériel scolaire et du prolongement du congé de paternité. Elle admet que ces idées sont proches de celles de Québec solidaire (QS).

Mais contrairement à QS, qui a pris du galon dans les intentions de vote depuis l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois, le PQ a l’expérience du pouvoir, souligne-t-elle. De plus, ces idées seront accompagnées d’autres propositions pour stimuler le « nationalisme économique » et favoriser l’entrepreneuriat, dit-elle.

« On montre justement qu'on est capable d'avoir des mesures progressistes qui répondent aux besoins des gens, qui améliorent la qualité de vie au quotidien des gens, mais qui sont à la fois équilibrées au niveau budgétaire. »

Redorer le blason du PQ à Québec

Sur la question de l’indépendance, Mme Lemieux se dit consciente qu’il faudra convaincre une majorité d’électeurs du bien-fondé de tenir un référendum lors d’un éventuel deuxième mandat péquiste.

« C'est ça qu'on va faire dans la prochaine année et dans les quatre ans du mandat 2018-2022, où on va pouvoir profiter de ces années-là pour préparer l'indépendance, pour en parler aux gens. »

Depuis 2014, la région de Québec ne compte plus qu’un seul château fort péquiste, soit la circonscription de Taschereau. Mme Lemieux veut renverser la vapeur et elle compte le faire en démontrant les avantages que l’indépendance du Québec procurerait à la région de la Capitale-Nationale.

Elle explique que si le Québec devenait un pays, une foule d’institutions et d’organismes basés à Ottawa seraient relocalisés à Québec.

Interrogée sur la domination des libéraux et des caquistes dans la région de Québec, elle y voit un défi plutôt qu’une partie perdue d’avance.

« On va travailler très, très fort partout au Québec, incluant dans la Ville de Québec, et on espère évidemment rallier un plus grand nombre de Québécois à notre parti. »

Aller à la rencontre des citoyens

Gabrielle Lemieux veut non seulement attirer plus de jeunes, de femmes et de membres des communautés culturelles dans sa formation, mais elle veut aussi que le public – même s’il n’est pas militant du PQ – ait son mot à dire.

Elle souhaite notamment que les exécutifs régionaux au PQ aillent à la rencontre des résidents de chaque circonscription pour faire « de l’animation politique » et s’assurer que les propositions du parti s’adaptent aux réalités de chaque région.

« Je pense que si on montre qu'on est proactif dans la promotion de notre programme, qu'on n'en a pas peur mais qu'au contraire on en est fier […] les gens vont voir comment le PQ peut répondre à leurs problématiques », croit-elle.

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