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La GRC veut contrer une éventuelle attaque par drone contre Trudeau

La GRC craint que des individus mal intentionnés se servent d'un drone pour s'en prendre aux personnalités publiques, à commencer par Justin Trudeau. Les policiers fédéraux se penchent ainsi sur des solutions pour contrer de telles attaques, a appris Radio-Canada.

Un article de Bahador Zabihiyan

Les drones, ces appareils volants qui peuvent être télécommandés, sont de plus en plus populaires dans de nombreux secteurs. Faciles à manipuler, certains de ces appareils peuvent représenter une menace pour la sécurité des personnalités au Canada, à commencer par le premier ministre Justin Trudeau. C'est ce qu'a estimé la GRC dans une présentation interne obtenue par Radio-Canada à la suite d'une demande d'accès à l'information.

« Pourquoi les contre-mesures sont-elles importantes? » se demande la GRC dans le document interne. La question est accompagnée de la photo d'un drone, équipé d'une arme de poing. Le prototype avait fait le tour du web dans une vidéo mise en ligne sur YouTube. L'appareil, équipé d'un pistolet, était capable de voler.

La présentation se penche ainsi sur deux cas de figure : le premier ministre Justin Trudeau et le Parlement à Ottawa.

Pour trouver des mesures afin d'empêcher un drone armé de s'en prendre aux personnalités canadiennes, la GRC a ainsi mis en place le « Projet VIP », un projet pilote de plusieurs mois pour « tester » des mesures à utiliser durant des événements publics, en partenariat avec Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC).

Gregory Dudek, spécialiste des drones à l'Université McGill, n'est pas étonné de la démarche. Le risque qu'un individu armé se serve d'un drone pour attaquer un dirigeant existe bel et bien, selon lui. 

La GRC a aussi mis en place le projet « Gardien de but », une initiative de deux ans pour contrer les intrusions accidentelles ou intentionnelles de drones dans les espaces aériens restreints.

Des essais ont eu lieu à la base aérienne militaire de Suffield, en Alberta, près de Medicine Hat. L'équipe d'une vingtaine de personnes avait une dizaine de drones de différents modèles, selon une photo jointe au document interne, dont Radio-Canada a obtenu copie.

Pour contrer un drone hostile, les policiers peuvent tirer dessus ou encore utiliser un appareil pour brouiller ses communications avec son pilote, explique M. Dudek.

Le « Projet VIP » a même reçu un financement supplémentaire de 85 000 $, indique le document interne produit en janvier 2016. La GRC ne précise toutefois pas le budget initial.

La technologie entourant les drones est nouvelle, mais il ne faut pas en avoir peur, croit le professeur Dudek. « Il y a un risque avec toutes sortes de technologies, selon moi. Le risque avec les drones, ce n'est pas tellement grand, mais ça existe comme avec les autos », ajoute M. Dudek.

La GRC possède une centaine de drones

Si la GRC se méfie d'une attaque de drone, elle ne boude toutefois pas cette technologie. La GRC possède d'ailleurs une centaine de drones. Ils sont intervenus après des accidents de la route, sur des scènes de crimes importantes et même dans le cadre de filatures, indique le document obtenu par Radio-Canada.

La GRC n'a pas souhaité faire de commentaires au sujet du « Projet VIP ».

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