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La maire Loranger à l'hôtel de ville pour éviter sa destitution

Après trois mois d'absence, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, visé par une plainte pour harcèlement psychologique, a fait une courte apparition mercredi à l'hôtel de ville. Il évite ainsi la fin de son mandat.

La loi électorale du Québec prévoit la destitution d’un élu qui ne siège pas pendant plus de 90 jours.

La séance extraordinaire de trois minutes permet donc à Émile Loranger, qui dirige la ville depuis plus de 30 ans, de rester en poste.

« Il y a un problème, il faut que le problème se règle et j’espère que ça va se régler dans les plus brefs délais », a indiqué le maire, précisant que ses collègues ont convoqué l’assemblée spéciale.

Une situation malaisante

L'ensemble des conseillers municipaux estime qu'il s'agit d'une situation extrêmement malaisante, affirme le conseiller Gaétan Pageau.

« Malheureusement, on ne peut pas commenter [...] c'est un dossier de harcèlement, un seul, c'est un dossier de trop », a-t-il souligné.

Il a soulevé que la séance extraordinaire donne un autre 90 jours au maire Loranger. « On a mis le compteur à zéro pour le salaire de M. Loranger », a-t-il dit.

Le politicien s’est temporairement retiré de la politique en raison d’une plainte pour harcèlement psychologique déposée contre lui.

L’enquête est entre les mains de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

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