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La mise à jour économique de Morneau inquiète l'opposition

Les partis d'opposition à Ottawa se sont tous dits inquiets de la mise à jour économique présentée mardi par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau. Certains s'alarment de l'annonce d'un plus gros déficit à long terme, d'autres craignent une possible privatisation des infrastructures.

Les libéraux ont perdu le contrôle des finances publiques, ont affirmé les conservateurs et les néo-démocrates, déplorant notamment la disparition des fonds de réserve qui s'élevaient à 6 milliards de dollars.

« Aujourd'hui, on apprend qu'ils [les libéraux] sont en train de rater leurs prévisions budgétaires, les fonds de prévoyance de 6 milliards ont complètement été flambés et ils vont enlever encore des milliards de dollars à ce qui était prévu en infrastructure », a affirmé le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Il ajoute qu'aucun plan n'a été mis de l'avant pour créer de nouveaux emplois au Canada.

« Aujourd'hui, Justin Trudeau a confirmé que son plan [économique] ne fonctionne pas », a pour sa part déclaré la chef intérimaire du Parti conservateur du Canada (PCC), Rona Ambrose, indiquant également que les libéraux sont tout simplement déconnectés des préoccupations des simples citoyens.

« Ce qu'ils avaient dit en campagne [électorale], c'était [qu'il allait y avoir] un déficit de 10 milliards. Mais ça s'annonce encore plus énorme », a ajouté l'ancien ministre fédéral des infrastructures, Denis Lebel.

Il dénonce par ailleurs qu'il n'y ait aucun plan prévu pour retourner vers un équilibre budgétaire. 

Le gouvernement libéral a annoncé que, sur 5 ans, 31,8 milliards de dollars seront ajoutés à la dette publique.

Privatisation des infrastructures

Le NPD, le Bloc québécois et le Parti vert du Canada ont tous trois exprimé leur inquiétude quant à un investissement du secteur privé dans les infrastructures. 

« Les libéraux avaient promis d'investir beaucoup d'argent dans les infrastructures, mais jamais ils n'ont parlé de privatiser les infrastructures », a dénoncé le porte-parole néo-démocrate en matière de finances, Guy Caron, craignant que le privé n'impose des frais aux usagers.

Selon le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, le privé pourrait aussi vouloir s'immiscer dans la gestion des infrastructures, s'il investit dans ce secteur. « Est-ce qu'on va finir par perdre notre droit de propriété sur nos infrastructures? », a-t-il demandé.

Le Parti vert du Canada soutient que l'infrastructure ne doit pas servir à faire du profit, mais qu'elle doit servir au public. La chef du parti, Elizabeth May, se réjouit par ailleurs que le gouvernement crée une Banque de l'infrastructure, soulignant que cette idée faisait partie de la plateforme du Parti vert du Canada.

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