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La municipalité de Saint-Simon rappelée à l'ordre par Québec

Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) rappelle à l'ordre la municipalité de Saint-Simon dans deux lettres envoyées à la direction générale en janvier et en mars derniers. Québec reproche notamment à la Municipalité des irrégularités liées au remboursement de certains frais encourus par le maire et une confusion quant au rôle de ce dernier.

Un texte de Marie-Christine Rioux avec la collaboration d’Ariane Perron-Langlois

Dans la première lettre, le commissaire aux plaintes du ministère, Richard Villeneuve, reproche au maire Wilfrid Lepage d'avoir supervisé lui-même des travaux de voirie en 2015, ce qu'il n'avait pas le droit de faire puisque ces tâches sont réservées à des employés municipaux.

M. Villeneuve mentionne également le remboursement non conforme de certains frais de déplacement du maire et d’une balayeuse achetée par ce dernier pour la municipalité.

Dans la seconde lettre, le commissaire constate des lacunes concernant le congédiement d’une secrétaire-trésorière adjointe et l’embauche de sa remplaçante.

Il souligne notamment des manquements dans la façon dont le conseil municipal a été convoqué pour une séance extraordinaire. L'objet de cette séance était justement ce congédiement.

Ces lettres font suite à deux plaintes reçues par le MAMOT. Le Ministère demande à la Municipalité de faire preuve de prudence et de se conformer aux exigences du Code municipal du Québec.

Réaction du maire

Le maire, Wilfrid Lepage, assure qu'il a agi de bonne foi et soutient que la réglementation municipale peut être complexe pour les élus et le personnel de petites municipalités.

Il explique notamment avoir appris qu’il lui est interdit de superviser lui-même des travaux de voirie.

Le maire n'avait pas été payé pour ce travail, mais il a été remboursé pour certains frais de déplacement.

M. Lepage soutient qu'il a agi ainsi pour rendre service à ses citoyens.

Wilfrid Lepage affirme que le fait de surveiller lui-même le chantier permettait à la Municipalité d'épargner environ 10 000 $ en salaire.

« Donc moi j'ai dit, pour sauver de l'argent, je vais la faire, il n'y avait pas de problème avec ça », raconte-t-il.

Le maire assure que la Municipalité fait désormais davantage de vérifications pour s'assurer qu'elle respecte toutes les procédures en vigueur.

Méconnaissance de certaines exigences légales

Selon la professeure associée à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal, Danielle Pilette, il s'agit essentiellement de fautes administratives ou de procédures qui ne remettent pas en cause la bonne foi des élus et du directeur général.

Elle ajoute que ce genre de méconnaissance des règlements arrive fréquemment, surtout dans de petites municipalités.

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