Ils sont sortis le sourire aux lèvres, guillerets, mais peu loquaces. Hier soir, après quatre heures de réunion, un souper arrosé à l'eau et un petit verre de vin en guise de pousse-café, les députés du Parti libéral ont été fidèles à eux-mêmes, unis sur la place publique. Bref, tout est beau dans le meilleur des mondes.

Sebastien Bovet

  Un texte de Sebastien Bovet

Sur la forme et le fond, cette réunion spéciale du caucus soulève par contre de nombreuses questions. Pourquoi la tenir à l'extérieur de l'Assemblée nationale, en pleine session parlementaire? C'est totalement inhabituel. Surtout, pourquoi l'entourer de secret? Que veut-on cacher aux journalistes?

Il y a du mécontentement chez les libéraux. La session a été dure, elle se termine sur fond de crise au ministère des Transports. La communication entre les cabinets ministériels et les députés est difficile, le premier ministre l'a lui-même admis à mots couverts. Certains trouvent que le pouvoir est trop centralisé au bureau de Philippe Couillard.

Bref, cette réunion était nécessaire. On comprend que le premier ministre a écouté et qu'il s'est engagé à améliorer la communication. Et pour souder ses troupes, il a choisi le sujet par excellence : l'échéance électorale.

Même si les élections n'auront lieu que dans deux ans et quatre mois, le premier ministre affirme que nous entrons dans une phase préélectorale. Quoi de mieux, donc, pour mobiliser les troupes, les souder, que de leur dire qu'on compte sur elles pour marcher vers la victoire.

Mais pour que tout le monde marche dans la même direction, au diapason, il faut que tout le monde se sente utile et apprécié. C'est une leçon que Jean Charest avait apprise de Brian Mulroney chez les conservateurs. C'est une leçon dont Philippe Couillard devra se souvenir.

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