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La nouvelle mairesse de Montréal hérite d’un budget déficitaire 

Élue dimanche dernier à la tête de Montréal, Valérie Plante aura un début de mandat difficile puisqu'elle vient de découvrir un trou de 358 millions dollars dans le budget de la Ville.

Un texte de Florence Reinson

« Je ne vous le cacherai pas, ce n’est pas ce que je souhaitais découvrir en prenant la tête de la Ville de Montréal. Un trou de 358 millions de dollars, c’est énorme », affirme la nouvelle mairesse, qui précise en avoir pris connaissance lors d’une rencontre avec le directeur général Alain Marcoux, il y a deux jours.

Valérie Plante se dit surprise étant donné que son prédécesseur affirmait que Montréal était maintenant en bonne santé financière.

« On va essayer maintenant de comprendre comment on est passé d’un surplus de plus de 100 millions de dollars dans le passé à un déficit anticipé de 358 millions », explique-t-elle.

Elle se veut toutefois rassurante, affirmant que son administration respecterait l’engagement fait lors de la campagne électorale de ne pas augmenter les taxes au-delà du taux de l’inflation.

« Pour nous, c’est important la capacité de payer des Montréalais, on doit la respecter », lance-t-elle.

D'autres rencontres sont prévues avec M. Marcoux pour évaluer les possibilités de combler ce manque à gagner, dont une partie est imputable, selon Mme Plante, aux régimes de retraite.

« Loin de moi l’idée de blâmer les régimes de retraite, parce que, pour moi, les travailleurs et travailleuses de la Ville de Montréal sont importants », souligne-t-elle.

L'administration sortante réplique

Le chef de l'opposition officielle intérimaire, Lionel Perez, qui siégeait au comité exécutif sortant, tient à remettre les pendules à l'heure concernant le budget de la Ville de Montréal.

Il souligne qu'il s'agit là de projections préliminaires du budget de 2018 et non du budget de 2017. « Dans le budget de 2017, au 30 septembre de cette année, il y avait un déficit de 31 millions de dollars et tout indique qu’il va être résorbé et qu’on va être équilibré », insiste-t-il.

Celui qui succède à Denis Coderre, qui a quitté la politique municipale à la suite de la défaite de sa formation politique Équipe Coderre pour Montréal, explique que tous les services font leurs demandes budgétaires et qu'ensuite le directeur général et le président du comité exécutif étudient et revoient ces requêtes.

M. Perez note encore qu'au cours des quatre dernières années, les budgets de l'administration Coderre affichaient un déficit lorsqu’ils recevaient ces chiffres préliminaires. « Cela fait partie du processus, mais on a pu résorber cela, parce qu’on a fait des choix.

Ce sera à Projet Montréal de démontrer qu’il peut également faire les choix pertinents, selon M. Perez. « C’est une tactique de communication pour faire croire que les choses sont pires pour se dédouaner de leur imputabilité », estime celui qui assure que l'opposition officielle sera forte à l'Hôtel de Ville de Montréal.

« On va trouver des solutions, on est une administration responsable », affirme pour sa part Valérie Plante.

Elle compte sur le futur président du comité exécutif, Benoit Dorais, qu'elle qualifie d'excellent gestionnaire, pour mener à bien cette mission.

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