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La parité avec la SQ réclamée pour les policiers autochtones

Les corps de police autochtones du Québec réclament un meilleur financement pour atteindre la parité avec la Sûreté du Québec.

Un texte de François Robert

Un comité ad hoc a été formé pour la négociation, à la demande des chefs de l’Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador.

Les négociations seraient plus avancées avec Québec.

Essipit insiste sur la stabilité du financement et l'équité

Pour la communauté d’Essipit, près des Escoumins, l’important est surtout la stabilité du financement, souligne Marc Chaloult, coordonnateur des affaires publiques et de la négociation des traités.

La négociation est à reprendre chaque année et il n’y a pas de reconduction automatique de l’ancienne entente s’il n’y a pas d’accord, déplore Marc Chaloult.

Marc Chaloult préfère parler de chercher une forme d'équité entre les corps de policiers autochtones et non-autochtones plutôt que de viser la parité avec la Sûreté du Québec.

Risque de fermeture?

Si certains ont évoqué une possible fermeture de leur service de police au terme de la présente entente de financement à la fin mars, ce ne serait pas envisagé du côté de Uashat et Maliotenam.

Le chef du service de police de Uashat et Maliotenam, Raynald Malleck, assure que pour l’instant il n’en est pas question.

Pas uniquement une différence de salaires

Raynald Malleck reconnaît que la différence de salaire et d’avantages sociaux entraîne un grand roulement de personnel.

« Présentement, mon problème c’est que mes gens ne restent pas avec moi, souligne Raynald Malleck. C’est dur d’arriver avec des conditions de travail de la Sûreté du Québec ou à la GRC. »

« Les jeunes qui rentrent avec nous voient que c’est meilleur de l’autre bord de la clôture, poursuit Raynald Malleck. Ils quittent l'emploi et c’est toujours un éternel recommencement avec de jeunes policiers. »

La formation continue et l’équipement des policiers seraient aussi moins optimaux qu’à la Sûreté du Québec en raison du financement insuffisant, indique Raynald Malleck.

Le chef de police de Uashat et Maliotenam explique également que même en payant moins cher et en offrant de moins bons avantages sociaux, son service a enregistré un déficit tous les ans au cours des dernières années.

Le conseil des Innus de Uashat et Maliotenam a dû éponger des déficits de 800 à 900 000 dollars par année.

Réaction du fédéral

« Les services policiers et la sécurité des collectivités étaient la priorité du mémoire d’entente signé en juin dernier par le premier ministre et l'Assemblée des Premières Nations », a indiqué par courriel Scott Bardsley, attaché de presse du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

L’attachée de presse du ministre Goodale assure que de nouvelles positives concernant les services de police autochtones seront annoncées dans les semaines à venir.

« Les communautés qui reçoivent du financement sous le programme de services de police des Premières nations peuvent être confiantes qu’il n’y aura pas d’interruption de service », indique l’attaché de presse du ministre de la Sécurité publique du gouvernement fédéral.

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