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La Pocatière: une invitation à dénoncer les propriétaires de pitbulls fait réagir

Le débat entourant l'encadrement des chiens de type pitbull refait surface, à La Pocatière. Le tout a débuté jeudi dernier, le 3 août, lorsque la contrôleuse animalière de la municipalité, Annie Sirois, a interpellé les citoyens sur les ondes d'une radio locale.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

Au cours d'une intervention sur les ondes d'une radio privée, Annie Sirois a fait un survol des réglementations sur les animaux en vigueur à La Pocatière. Elle a rappelé qu'il est interdit de posséder un pitbull dans la municipalité. Elle a aussi fait une demande pour que les citoyens pocatois communiquent avec elle pour lui dire qui, dans leur entourage, possède ce type de chien.

L'expert canin, Arnaud Wéry, n'a pas tardé à réagir.

Toujours selon M. Wéry, il est faux d'affirmer que les chiens de type pitbull sont plus dangereux que les autres. « Tous les chiens peuvent être dangereux et tous les chiens peuvent être dociles. Tout dépend du maître. Un type pitbull n'est pas plus dangereux qu'un Chihuahua qui va mordre 13 fois. Il faut démystifier ça », affirme-t-il.

Réaction du maire Hudon

Questionné sur le débat de l'heure à La Pocatière, le maire Sylvain Hudon juge qu'il est nécessaire d'avoir un dialogue constructif sur le sujet. Lui-même amant des animaux, il est ouvert aux propositions des citoyens pour peaufiner la réglementation en vigueur. Toutefois, il désire d'abord que la loi 128 soit adoptée avant toute modification.

Des réserves au projet de loi 128

Comme toutes les autres municipalités du Québec, La Pocatière souhaite que la loi 128 lui donne la lattitude nécessaire à l'adoption d'une réglementation répondant à leur volonté. Cependant, le maire Hudon a des réserves.

Arnaud Wéry abonde en ce sens. Il cite en exemple la ville de Lavaltrie actuellement aux prises avec des soucis financiers en raison de ce débat. Devant le Tribunal pour sa règlementation qui interdit les chiens de race bull terrier, dont les pitbulls, sur son territoire, Lavaltrie a été forcée de réclamer l'appui du fonds municipal d'action juridique de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

D'ici à ce qu'une solution commune soit trouvée, les défenseurs des droits animaliers de La Pocatière promettent d'être vigilants.

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