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La popularité de Brad Wall chute après son budget, selon un sondage

La popularité du premier ministre Brad Wall a chuté depuis le dépôt de son budget, inscrit sous le signe de l'austérité en mars dernier, selon le plus récent sondage de Mainstreet.

Sa cote de popularité est à 46 %, alors qu'en octobre dernier son niveau de popularité était de 52 %.

« Ces chiffres montrent l’impact du budget », explique le vice-président de Mainstreet, David Valentin, dans un communiqué. Le budget provincial a un taux d’approbation de 26 %, alors que 45 % des répondants désapprouvent le budget.

Les résidents de Saskatoon et de Regina sont les plus critiques à l’égard du premier ministre Wall, tandis que ceux des régions rurales lui accordent un plus grand niveau de popularité.

Le parti Saskatchewanais demeure en tête des sondages, mais l'enquête révèle une province divisée. À Regina et Saskatoon, le NPD devance le parti de Brad Wall.

Une tendance que le politologue Daniel Béland observe depuis quelques années.

« Si on regarde la popularité de Brad Wall et du Parti saskatchewanais depuis leur première victoire en 2007, on voit que le soutien a chuté de façon significative », explique Daniel Béland.

Cette situation pourrait profiter au NPD de la Saskatchewan, croit le politologue, surtout s'il parvient à séduire davantage d’électeurs dans les zones rurales.

La STC et les municipalités

Un total de 51 % des répondants disent qu’ils sont en défaveur de l’abolition de la Compagnie de transport de la Saskatchewan, dont les autocars parcourent les quatre coins de la province, contre 18 % qui sont pour la décision gouvernementale.

La plus grande désapprobation populaire, soit 63 %, porte sur les compressions des ristournes, soit la perte des paiements de SaskPower et de SaskEnergy pour l’utilisation de services municipaux. Seuls 11 % des répondants sont pour cette diminution, alors que 26 % sont incertains.

Daniel Béland croit aussi que cette baisse de popularité pourrait inquiéter le parti même si les prochaines élections ne sont qu'en 2020.

« Les gens peuvent oublier si l'économie s'améliore ou le budget est équilibré, mais il y a un prix à payer pour les coupures, et l'augmentation de la taxe de vente provinciale », croit-il.

L'étude a été réalisée auprès de 1704 personnes les 30 et 31 mars. La marge d'erreur est de + /- 2,37, soit 19 fois sur 20.

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