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La SAQ pourrait obtenir de meilleurs prix, selon la vérificatrice générale

La Société des alcools du Québec (SAQ) n'en fait pas assez pour obtenir les meilleurs prix possible lorsqu'elle effectue des achats, souligne entre autres la vérificatrice générale Guylaine Leclerc dans son rapport déposé mercredi.

Si la politique d'achat de la société d'État comporte une clause sur l'obtention du meilleur prix possible auprès de ses fournisseurs, il y a matière à amélioration en ce qui a trait à l'obtention de rabais au chapitre du volume ou des revenus de positionnement en magasin.

De plus, au fil du temps, la SAQ n'a pas « modifié les fondements » de sa structure de majoration des prix de vente. Le document souligne notamment que le monopole d'État n'a pas tenu compte de l'importance des promotions accordées aux consommateurs en 2014-2015, qui ont totalisé 129 millions de dollars.

En dépit des importants revenus générés par la société d'État et de ses mesures de réduction des coûts, « des éléments ayant un impact sur sa performance peuvent être améliorés », écrit la vérificatrice générale.

Une société d'État « fort rentable »

En entrevue à l'émission Midi info sur ICI Radio-Canada Première, Mme Leclerc a affirmé que la SAQ « générait des profits, des revenus importants pour le gouvernement, et qu'au cours des 10 dernières années, on a vu augmenter les revenus transmis au gouvernement de 64 % ».

En 2014-2015, les revenus du Québec qui provenaient des boissons alcooliques totalisaient 1,6 milliard de dollars, alors qu'ils atteignaient 995 millions en 2005-2006.

Mme Leclerc souligne également un déséquilibre entre l'achalandage dans les succursales de la SAQ et les heures travaillées par ses employés. Par exemple, les journées du lundi au mercredi représentaient 24 % de l'achalandage de l'année, alors que les heures travaillées par le personnel pour la même période équivalaient à 37 %.

Le gouvernement se montre prudent

Lors d'un impromptu de presse à Québec, le ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, Carlos Leitao, s'est montré évasif quant à la possibilité que le gouvernement privatise la SAQ. Ce n'est pas exclu, mais ce n'est pas assuré qu'on va le faire », a-t-il avancé.

Durant la période de questions à l'Assemblée nationale, M. Leitao a dit qu'une « réflexion importante sur le modèle d'affaires de la SAQ est en train de se faire » et que le gouvernement a « déjà demandé un plan stratégique à la SAQ ».

M. Leitao affirme que le gouvernement basera ses discussions avec la SAQ sur ce plan stratégique, qui devrait être prêt d'ici l'été.

Une entreprise « en mouvement depuis des années »

Raymond Paré, vice-président et chef de la direction financière à la SAQ, affirme que les éléments que soulève la vérificatrice dans son rapport ne sont pas « une surprise » parce que l'entreprise travaille depuis des années à les améliorer.

« Ce rapport est, pour nous, un rapport d'amélioration de processus », dit encore M. Paré, qui soutient que la SAQ est « en mouvement depuis des années ».

En entrevue sur ICI RDI mercredi, le vice-président de la SAQ a expliqué que l'approvisionnement se faisait par appel d'offres, ce qui assure « une vive concurrence auprès des fournisseurs ». La SAQ tente de tirer avantage des volumes qu'elle achète et, une fois que les prix sont établis, la société d'État travaille de concert avec ses fournisseurs et ses agents afin « d'essayer de soutenir de façon promotionnelle les différents produits ».

Raymond Paré soutient que l'an dernier, 25 % des ventes étaient faites dans un cadre promotionnel, alors que cette proportion était de 14 % en 2010-2011.

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