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La Saskatchewan accorde un congé aux victimes de violence interpersonnelle

La Saskatchewan a adopté mercredi une mesure législative qui permet aux victimes de violence interpersonnelle de prendre 10 jours de congés non payés.

La mesure a été présentée par le ministre des Relations du travail de la Saskatchewan, Don Morgan.

Le premier ministre de la province, Brad Wall, s’est réjoui de cette nouvelle sur Twitter.

La province a indiqué que l’amendement vise à leur assurer le temps nécessaire pour accéder notamment à des services d'aide aux victimes. « Les survivants ont besoin de soutien immédiat pour échapper à des situations dangereuses », a déclaré Don Morgan.

Un employé peut bénéficier d’un congé de 10 jours non payés si lui, son enfant ou une personne à sa charge est victime de violence interpersonnelle.

Être employé depuis au moins 13 semaines

Le temps libéré sera accordé à un employé pour consulter un médecin, obtenir des services psychologiques et des services d’aide aux victimes. Il pourra aussi en profiter pour obtenir de l’aide juridique ou de l’assistance notamment pour comparaître devant les tribunaux. Les congés visent également à aider les victimes de pouvoir déménager par la suite.

Les employés doivent avoir travaillé pour un employeur au moins 13 semaines et seront tenus de fournir une preuve des services reçus si nécessaire. L'amendement oblige également les employeurs à garder les renseignements personnels confidentiels.

« En plus de cette législation, nous devons observer un changement d'attitude à l'égard des comportements acceptables et nous devons élaborer des mesures pour identifier et prévenir les relations violentes », a ajouté Don Morgan.

La province affirme qu'elle tente de s'entendre avec le fédéral pour étendre les prestations d'assurance-emploi aux victimes de violence interpersonnelle.

Discrimination des femmes

Le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan a demandé à ce que cinq des dix jours de congés soient rémunérés. Certains groupes d’employeurs craignent que cette mesure ne vienne discriminer les femmes. En effet, ces groupes estiment que cette mesure pourrait mener à la diminution du nombre de femmes embauchées.

Par ailleurs, le ministère de la Justice étudie la possibilité de mettre en œuvre un processus de divulgation de la violence interpersonnelle en collaboration avec la police et les organismes communautaires de la Saskatchewan.

Le ministère dit vouloir s'inspirer de la Loi de Clare appliquée au Royaume-Uni. Celle loi permet à une personne ayant des doutes sur son compagnon ou sa compagne de pouvoir obtenir des informations de la police pour savoir s'il ou elle a déjà été commis des violences conjugales ou du harcèlement.

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