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La sénatrice Maria Chaput tire sa révérence

La sénatrice manitobaine Maria Chaput a remis sa démission. Celle qui s'est souvent portée à la défense des francophones en milieu minoritaire quitte la chambre haute à l'âge de 73 ans, soit deux ans avant l'âge de la retraite obligatoire.

« J'ai donné tout ce que je pouvais donner et c'est le temps de passer à autre chose, dit la sénatrice. J'ai vraiment hâte d'être chez nous à Sainte-Anne, de me reconnecter tout doucement avec ma famille. »

Nommée par le premier ministre libéral Jean Chrétien en 2002, Maria Chaput a été la première femme Franco-Manitobaine à siéger au sénat.

Celle qui a notamment milité pour l'élargissement de la définition de la francophonie quitte le parlement canadien avant que son projet de loi soit adopté. Elle a toutefois espoir qu'il sera mené à bon port par la sénatrice Claudette Tardif et le député Mauril Bélanger, qu'elle qualifie de marraine et de parrain du projet.

« La seule petite inquiétude que j'ai, c'est que de nouveau mes collègues sénateurs conservateurs décident de ne pas l'appuyer », dit Mme Chaput.

Même si elle tire sa révérence avant que son projet de loi soit adopté, Maria Chaput est très fière de la sensibilisation qu'elle a faite à l'égard du français et des francophones du Manitoba et de l'Ouest au cours de ses 13 années passées à la chambre haute.

« C'est cette sensibilisation à l'égard de ce que c'est de vivre dans une province majoritairement anglophone, dit-elle. C'est un accomplissement qui ne peut pas être mesuré, mais je sais que ça fait une différence. »

Scandales : des années difficiles

La sénatrice ne cache pas le fait que les dernières années, notamment les multiples scandales qui ont frappé le sénat, ont été très pénibles.

« La vérification dans tout ça a été très très exigeante, ça a été très difficile. C'est ce qui a vraiment pris beaucoup de moi pour passer ces dernières années-là », avoue Maria Chaput.

Tous ces défis n'ont finalement fait que renforcer sa conviction que le sénat est une institution indispensable à la démocratie canadienne. « Ça m'a convaincu que le sénat doit être là et qu'il doit fonctionner de façon indépendante, qu'il doit y avoir des sénateurs et des sénatrices qui acceptent la responsabilité de représenter leur communauté, de représenter les Canadiens, mais de ne pas perdre de vue la raison d'être qui est les gens du Canada et pas la ligne de parti. »

Manitoba : quatre sièges vacants

Avec le départ de Maria Chaput, quatre des six sièges réservés pour le Manitoba à la chambre haute sont maintenant vacants : seuls les conservateurs Janis Johnson et Don Plett y représentent la province.

Le mois dernier, le gouvernement libéral créé un comité consultatif indépendant pour tenter de combler les sièges vacants du Sénat. 

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