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La situation des droits en Chine s'aggrave, dit un rapport interne d'Ottawa

Le respect des droits de la personne en Chine a décliné au cours des deux dernières années, notamment dans le contrôle exercé sur les médias et la répression de dissidents politiques, indique un rapport interne du gouvernement du Canada.

Ce constat se trouve dans le plus récent rapport sur les droits de la personne en Chine, complété en janvier par Affaires mondiales Canada.

Le document, obtenu par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l'accès à l'information, affirme que la tendance générale se poursuit dans une direction « résolument négative », malgré certains éléments positifs au cours des deux dernières années.

Le gouvernement Trudeau a déjà dit publiquement qu'il n'hésiterait pas à discuter des droits de la personne avec la Chine, mais le rapport va au-delà des généralités, détaillant ce qui est perçu comme un recul à propos des droits de l'homme.

Le Canada et la Chine poursuivent par ailleurs des discussions exploratoires sur un possible accord de libre-échange.

Les deux pays sont en désaccord sur le rôle des droits de la personne dans toute entente future. Le Canada affirme que l'enjeu est lié aux engagements économiques, tandis que la Chine soutient qu'il s'agit absolument d'éléments distincts.

Le document interne du gouvernement fédéral détaille des craintes basées sur ses propres recherches et analyses, y compris des menaces à la liberté d'expression.

« En mars 2016, le président Xi Jinping a fait le tour des principales chaînes d'information chinoises pour dire aux journalistes que les médias devaient servir le Parti et suivre le leadership du Parti », mentionne le rapport.

« Sina et Tencent [deux des plus importantes entreprises de l'Internet en Chine] ont reçu l'ordre de ne plus publier du contenu original d'information, autorisant seulement les médias de l'État à le faire. »

Reprenant des informations de divers groupes sur l'emprisonnement et l'expulsion de journalistes, le rapport souligne aussi des inquiétudes sur la liberté politique et la liberté de religion.

Des églises auraient été détruites et des croix auraient été retirées « sous le prétexte du retrait de "structures illégales" ne respectant pas les zonages et les normes de construction ».

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