Retour

La Ville d'Ottawa veut s'attaquer aux entreprises de prêts sur salaire

Le conseil municipal d'Ottawa envisage de créer un nouveau règlement pour limiter la croissance des prêteurs sur salaire, ces entreprises reconnues pour leurs taux d'intérêt exorbitants.

Pour un prêt de 300 $, ces compagnies peuvent exiger un tarif de 45 $, qu'il faut rembourser en deux semaines.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, s'inquiète de voir ces commerces se concentrer dans des quartiers où on retrouve des populations démunies.

« Ils s'attaquent aux gens les plus vulnérables. C'est un problème pour certains quartiers, d'avoir 10 ou 15 magasins de la sorte sur une même rue », a-t-il fait valoir, lors d'une réunion du conseil municipal, mercredi.

Le maire Watson a demandé aux fonctionnaires municipaux de proposer de nouveaux règlements pour encadrer la croissance des prêteurs sur salaire. Un rapport devrait être présenté aux élus l'an prochain.

Selon le conseiller municipal Mathieu Fleury, ces entreprises se concentrent principalement dans le secteur d'Orléans, sur les rues Bank et Merivale, ainsi que dans son quartier, Vanier.

Le conseiller Fleury espère que la Ville s'attaquera rapidement à ces commerces, comme elle l'a fait pour les bars de danseuses.

« Ce n'est pas juste une institution financière, c'est une industrie qui est identifiée spécifiquement dans le zonage », a-t-il affirmé. On a eu l'autorité de la province pour légiférer plus spécifiquement. »

En Ontario, de nouveaux règlements pour encadrer les prêts sur salaire sont entrés en vigueur le 1er janvier 2018. La province a notamment accordé aux municipalités le droit de décider où ces entreprises s'établiront dans leur ville.

Les villes de Toronto, de Hamilton, de Brantford et de Thunder Bay envisagent elles aussi de légiférer sur la question.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

Plus d'articles

Vidéo du jour


Trop mignons ces animaux qui font dodo





Rabais de la semaine