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La ville de Sainte-Anne impose des changements à la CDC

Le conseil municipal de Sainte-Anne a effectué des changements à sa Corporation de développement communautaire (CDC). Depuis le 21 mars, l'agent de développement économique et les bénévoles ont été remerciés. Il n'y a plus que trois élus municipaux qui pilotent la CDC.

Un texte de Marie-Lise Mormina

Plusieurs résidents ont assisté le 21 mars avec inquiétude à la réunion ordinaire du conseil municipal. Parmi les personnes présentes se trouvaient plusieurs bénévoles de la CDC qui attendaient de connaître le sort de l’organisme. Ce soit-là, le conseil municipal allait possiblement changer la composition du conseil d'administration de la CDC.

Le conseil municipal a dit avoir pris connaissance d’une incohérence entre la réglementation qui encadre la CDC depuis 2011 et la réglementation initiale qui a permis l’incorporation de l’organisme. Le conseil d'administration de la CDC, selon les réglementations initiales, ne pouvaitt compter plus de sept membres (qui doivent par ailleurs résider sur le territoire de la ville).

Le maire de Sainte-Anne, Richard Pelletier, mentionne que la CDC comptait plutôt neuf membres, ce qui était non conforme à la réglementation.

Le maire dit avoir souhaité se conformer aux normes en vigueur au moment de la mise sur pied de la CDC. Lors de sa rencontre de mars, le conseil municipal a décidé de prendre le contrôle de l’organisme jusqu’aux prochaines élections.

Léon Tétreault, ancien bénévole de la CDC de Sainte-Anne, se demande pourquoi avoir remercié les bénévoles de la communauté, et pourquoi le faire maintenant alors que l’organisme est en irrégularité depuis 2011.

Richard Pelletier précise que la CDC n’a pas su démontrer les bénéfices qu’elle apporte à la ville.

Selon le site Internet du gouvernement provincial, les objectifs d’une CDC peuvent être nombreux et s’adaptent souvent à la réalité des communautés. Par exemple, il peut s’agir de créer de l’emploi, développer des liens économiques locaux, ou encore améliorer l'environnement de la communauté.

Dans le cas de la CDC de Sainte-Anne, le travail des derniers mois a consisté à appuyer diverses demandes de financement pour la communauté, selon Guillaume Schirru, qui était jusqu'à tout récemment l'agent de développement économique de la CDC.

Il explique que l'organisme a aidé le Centre de la petite enfance et de la famille (CPEF) à obtenir 10 000 $ en financement. La CDC, dit-il, appuie les entreprises dans leur développement et les dirige vers les ressources nécessaires. Elle organise des événements comme la Fête du Canada et participe à des projets de signalisation, comme le panneau Bienvenue Sainte-Anne qui s'adresse aux touristes, mentionne Guillaume Schirru.

Manque de transparence?

Léon Tétreault ne cache pas sa déception de ne plus pouvoir participer au développement de la municipalité. Il remet en question la transparence de la ville dans ses communications et dans sa décision de ne plus recourir aux services des bénévoles.

Selon le directeur général de l'Association des municipalités bilingues du Manitoba, Louis Tétrault, la décision du conseil municipal est acceptable étant donné que la CDC lui appartient. Mais ce modèle n’est peut-être pas souhaitable, convient-il.

« On souhaiterait voir une corporation […] qui a une représentativité communautaire et pas seulement une représentativité des élus. Mais il faut comprendre que la CDC appartient à la municipalité », dit Louis Tétrault.

Aucun impact, dit le maire

Le maire Richard Pelletier affirme que cette décision n'empêche pas le travail de la CDC et ne touche pas les services offerts.

Il ajoute qu’un conseil d'administation sera formé prochainement et que tous sont invités à soumettre leur candidature, incluant les anciens membres.

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